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Terme Définition
PACDF

♦ Acronyme pour : "Projet d’appui aux communautés dépendantes des forêts".
Le PACDF est un projet d’un modèle innovant dont la gouvernance est confiée aux représentants des peuples autochtones et des communautés locales.
Il a démarré grâce à des fonds du Mécanisme spécial de dons (Development Grant Mechanism, DGM) dans le cadre du Programme d’investissement pour la forêt (FIP). Il s’agit d’un don de 6 millions de dollars alloué par le Fonds d’investissement climatique (FIC) pour assurer la participation des peuples autochtones et des communautés locales à la réduction de la déforestation.
La Banque mondiale a été choisie pour assurer l’administration fiduciaire de ce don. De ce fait, la gestion de ce don doit être en cohérence avec les politiques et procédures de l’Institution.
Un cadre de directives opérationnelles pour la gestion de ce fonds a été élaboré par les représentants des peuples autochtones à travers le monde.
♦ Équivalent étranger

Paiements pour services environnementaux

♦ Acronyme : PSE
♦ Un paiement de services environnementaux (PSE) correspond à une transaction volontaire ou à un service environnemental (SE) clairement défini, où un type d’exploitation du sol permettant d’assurer ce service est acquis par au moins un acheteur de SE auprès d’au moins un fournisseur de SE si et seulement si le fournisseur continue d’assurer le service en question (Wunder, 2005). Le concept de SE est également défini ainsi : les paiements pour les services environnementaux constituent des mécanismes qui visent à favoriser des externalités environnementales positives grâce au transfert des ressources financières entre les bénéficiaires de certains services écologiques et les fournisseurs des services ou les gestionnaires de ressources environnementales (Mayrand & Paquin, 2004)

> Le terme de services environnementaux se réfère aux nombreux processus par lesquels les écosystèmes et les espèces qui les composent, rendent possible la vie humaine, générant des profits en produisant des marchandises ou par les différents services culturels de régulation et de support qu'ils fournissent. Les aires protégées fournissent des services directs ou indirects. Il est donc possible de mettre en place des paiements pour services environnementaux à plusieurs échelles, internationale, nationale ou locale. Les écosystèmes rendent des services à l'humanité comme la purification de l'eau, la stabilisation du climat et la protection contre les tempêtes et l'érosion. Le type, la nature et la quantité de services que génèrent un écosystème peuvent être affectés par la manière dont l'individu et la communauté utilisent les différentes ressources le composant. Quand les avantages tirés d'un service environnemental sont bénéfiques à une personne différente de celle prenant les décisions de gestion, les intérêts publics et les intérêts du gestionnaire de la ressource peuvent entrer en conflit. Les paiements pour services environnementaux ont vu le jour en tant qu'outil politique visant à réconcilier les intérêts privés et publics lors de décisions liées à l'environnement.
Le but de cet instrument est de pousser les propriétaires terriens et les gestionnaires de ressources à internaliser les bénéfices qu'ils génèrent pour la société. Le PSE est un mécanisme incitatif dont l'approche est fondée sur une proposition théorique claire : payer les individus ou les communautés pour entreprendre des actions améliorant l'efficacité de services environnementaux précis. Ce terme fut défini de manière plus formelle par Wunder (2007) : « un système de PSE est un accord volontaire conditionnel entre au moins un “vendeur” et un “acheteur”, fondé sur un service environnemental, ou une utilisation du sol sensée produire ce service, bien défini ».
Une illustration simplifiée peut être retrouvée sur http://www.fao.org/ES/ESA/pesal/aboutPES5.html. Le point commun des différentes définitions fait référence à la transaction volontaire au cours de laquelle le fournisseur d'un service est payé par les bénéficiaires de ce service ou en leur nom. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), il existe différents types de schémas de PSE :

  • Les schémas de paiement directs Le gouvernement rémunère le propriétaire du terrain au nom de la société civile (parfois avec la contribution du secteur privé) afin que celui-ci adopte des pratiques améliorées de gestion des sols dans le but de résoudre un problème environnemental particulier
  • Les schémas de PES fondés sur la production Le consommateur paye une « taxe verte » en plus du prix du marché d'un produit ou d'un service afin de s'assurer que celui-ci a été produit selon un procédé respectueux de l'environnement ainsi que de la protection des services environnementaux lui étant liés. Le respect de ces consignes est vérifié par un organe de vérification indépendant.

> Au cours des décennies passées, les schémas de paiements pour services environnementaux (PSE) ont pris une importance croissante en tant qu’instruments politiques de préservation environnementale, se développant rapidement partout dans le monde, que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays développés. On observe généralement l'apparition de schémas PES lors de la conservation de trois types de services environnementaux :

  • La qualité de l'eau, sa quantité et les mesures incluant la conservation des sols afin de contrôler l'érosion et les flux de sédiments dans les rivières et les réservoirs et de réduire les risques de glissements de terrain et d'inondations
  • La fixation du carbone et la protection des puits de carbone afin de répondre à la demande en marchés d'émissions carbone volontaires et régulateurs
  • La conservation de la biodiversité en finançant des zones de conservation à biodiversité importante (dans les zones tampon de régions protégées, les corridors biologiques ou les parcelles de végétation native et en protégeant la biodiversité agricole).

♦ Équivalent étranger : Payments for ecosystem services (PES).

Paisseur

♦ Herbivore dont le régime alimentaire est composé principalement de graminées (Poaceae).
♦ Équivalent étranger : Herbivorous.

Paléarctique

♦ Se dit d'une espèce qui se reproduit dans une zone géographique composée de l'Europe, de l'Afrique du Nord, du Moyen Orient et de la partie ouest de l'Asie. Certaines de ces espèces passent une partie de l'année en Afrique, en dehors de leur période de reproduction.
♦ Équivalent étranger : Palearctic.

Paléoécologie

♦ Science issue de la paléontologie à partir des années 1960 et consacrée à l'étude de l'écologie des organismes et des biocénoses disparues. Domaine interdisciplinaire de l'écologie et la paléontologie, elle étudie les relations des êtres vivants fossiles avec leur milieu de vie, sous les aspects physico-chimiques (paléobiotope) aussi bien que biologiques (paléobiocénose). Elle cherche ainsi à reconstituer les paléoenvironnements grâce aux fossiles et aux modèles contemporains.
♦ Équivalent étranger : Paleoecology.

Paléoendémique

♦ Résultant d'un processus d'évolution qui, engagé avant les glaciations, a conduit à l'apparition d'un taxon endémique.
♦ Équivalent étranger : Paleoendemic.

Paléosubtropical

♦ Originaire des régions à climat subtropical.
♦ Équivalent étranger : Paleosubtropical.

Paléotempéré

♦ Originaire des contrées de l'Ancien Monde (Europe, Asie. Afrique australe).
♦ Équivalent étranger : Paleotemperate.

Paléotropical

♦ Originaire de la partie du globe réunissant l'Afrique intertropicale, le nord de l'Afrique australe, Madagascar et l'Asie tropicale.
♦ Équivalent étranger : Paleotropical.

Palpe

♦ Pièces buccales chez les animaux protostomiens dont le rôle est essentiellement sensoriel. Ils sont porteurs de structures spécialisées, appelées sensilles, reliées au système nerveux central.
♦ Équivalent étranger : Palp.

Paludicole

♦ 1. Adjectif qualifiant les êtres dont le lieu de vie est le marais ou les étangs.
   2. Espèce adaptée à des biotopes marécageux.
♦ Équivalent étranger : Parsh.

Paludification

♦ Processus de transformation de terres palustres en marécages ou lagunes salées liées à une hausse du niveau de la nappe phréatique.
♦ Équivalent étranger : Paludification.

Paludisme

♦ Maladie infectieuse due à un parasite, le plasmodium, transmissible à l'Homme par la piqûre d'un moustique infesté : l'anophèle (femelle). Synonyme de malaria.
♦ Équivalent étranger : Malaria.

Palustre

♦ Hydrosystème incluant des terres bordées de terres sèches et d'autres hydrosystèmes, où la végétation enracinée est émergente, inondée en permanence ou de manière saisonnière d'eau douce (<0,5% de salinité), et sans phénomène de marée.
Les zones humides palustres incluent les marécages, les mares, les tourbières... Elles excluent les zones humides influencées par l'eau de mer comme les prés salés
♦ Synonyme : Paludéen.
♦ Équivalent étranger : Palustrine.

Palynologie

♦ Science des pollens et des spores.
Étymologiquement, la palynologie est l’étude de la poussière et plus particulièrement de la poussière végétale. La spécificité, la conservation des grains (sporopollénine très résistante), la petitesse et leur grand nombre en font un outil paléontologique et paléontologique remarquable, fondé sur l’analyse de la morphologie pollinique (apertures et ornementations) / fondement de l’analyse pollinique des sédiments.
♦ Synonyme : Analyse pollinique
♦ Équivalent étranger : Palynology, pollen analysis.