« Utiliser le bon mot, la bonne notion, le bon concept, avec la définition la plus couramment acceptée, ou mieux avec la définition la mieux acceptée et comprise relève parfois de l’exploit, … »
Patrick Triplet.
> Par cette citation, je souhaite rendre un vibrant hommage au travail de Titan réalisé sur plus de dix ans par ce biologiste, docteur en écologie dont l’ouvrage "Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature" constitue la source de très nombreuses définitions présentes dans ce glossaire. Utiliser un langage dont les mots recouvrent des concepts clairement définis permet à chacun d’aborder et de comprendre des domaines qui ne sont pas forcément de sa compétence.
> Ce glossaire qui regroupe plus de 6 000 définitions accompagnées de leur traduction anglaise est là pour vous y aider. Il couvre les domaines complémentaires que sont la Géographie, l’Écologie et l’Économie, sans oublier de faire un petit détour par la Finance qui régit dans l’ombre une bonne part de notre existence.
> Par lui-même, de définition en définition, ce glossaire vous invite à explorer l’univers riche de la conservation des milieux naturels, d’en comprendre les mécanismes et les enjeux.
À toutes et tous, nous souhaitons : “Excellente lecture et bon voyage”.
| Terme | Définition |
|---|---|
| Dégradation des sols | ♦ Réduction ou perte de la productivité biologique ou économique de terrains naturels, agricoles ou forestiers par des processus naturels ou liés aux activités humaines. |
| Dégradation des terres | ♦ Réduction de la capacité productive de la terre en raison de changements dans la fertilité des sols, de l’érosion, de mauvaises herbes, de feux récurrents et/ou d’activités humaines non appropriées. Elle conduit au déclin de la biodiversité ou des fonctions associées dans les écosystèmes terrestres et aquatiques. > Les types de dégradation du sol incluent :
> Les causes principales de dégradation liées à l’Homme incluent :
> La dégradation des terres conduit à une perte de productivité. Une diminution de 10% de productivité est considérée comme attribuable à une légère dégradation qui peut être surmontée par des mesures de gestion appropriées. Une diminution de 10 à 25 % est considérée comme modérée. À ce stade, les pratiques agronomiques traditionnelles ne sont pas suffisantes pour renverser la situation, mais des mesures appropriées peuvent inverser la situation. La dégradation est considérée comme sérieuse ou sévère quand la perte atteint 50 à 66 %. Jusqu’à ce point, la dégradation est considérée comme réversible et encore possible mais avec des coûts élevés et un travail important. Au-dessus, la dégradation est irréversible. > Les causes principales de dégradation a. Les causes directes
b. Les causes sous-jacentes
♦ Équivalent étranger : Land degradation. |
| Dégradation environnementale | ♦ Définie comme tout changement ou perturbation de l'environnement susceptible d'être délétère ou nuisible. Elle correspond à la diminution des ressources telles que l'air, l'eau et le sol, la destruction des écosystèmes, l'extinction de la faune sauvage, la perte d'importantes interactions entre espèces, la disparition de caractéristiques biophysiques comme la structure et la chimie des sols ou des processus hydrologiques, et le déclin de la capacité à satisfaire les besoins de subsistance et de façon plus générale à une perte de la biodiversité. Elle tend donc à réduire les flux de denrées et de services écosystémiques. |
| Dégradation inversée | ♦ Un rétablissement d'écosystème est parfois décrit comme étant une dégradation inversée. Avec des interventions, un écosystème dégradé suit une succession naturelle qui lui permet de revenir à son stade originel, recouvrant sa composition et sa structure communautaire, ses fonctions et processus écologiques revenant à la normalité. La dégradation inversée a été le modèle dominant de restauration ces dernières décennies, mais le fait qu'il ne soit pas universellement applicable est progressivement reconnu. En tout état de cause, le fait qu'un écosystème puisse être restauré ne doit pas être un alibi pour le détériorer. |
| Degré de naturalité | ♦ Appréciation du niveau de l’état de nature d’un milieu par rapport à ce qu’il pourrait être s’il était entièrement naturel. |
| Degré-jour | ♦ Unité utilisée en écophysiologie pour mesurer l'intensité de l'exposition d'un organisme au froid ou à la chaleur au cours d'une journée. |
| Degrés d’hémérobie | ♦ Classification des milieux en fonction de leur niveau d’artificialisation. Se fonde sur la constation qu’il n’y a pratiquement plus de milieux totalement naturels sur la planète, mais que certains sont restés en meilleur état que d’autres. > Les degrés d'hémérobie, également appelés degrés de naturité, se répartissent en sept catégories :
♦ Équivalent étranger : Hemerobic gradient. |
| Dégrillage | ♦ Phase initiale de l’épuration d’une eau polluée consistant à éliminer les déchets solides et les particules de fort diamètre. |
| Délaissé | ♦ Espace en déprise provisoire. |
| Demande biochimique en oxygène | ♦ Acronyme : "DBO" |
| Demande chimique en oxygène | ♦ Acronyme : "DCO". > Le rapport DCO/DBO5 donne une première estimation de la biodégradabilité de la matière organique d'un effluent donné. Ce rapport indique l'origine de la pollution organique en se référant à des normes :
♦ Équivalent étranger : Chemical oxygen demand (COD). |
| Demande touristique | ♦ Nombre total de personnes qui voyagent réellement ou souhaitent voyager vers une aire (protégée) particulière. |
| Demarketing | ♦ Stratégie par laquelle les gestionnaires d’aires protégées découragent la demande touristique pour un lieu ou un service particulier, afin de réduire les impacts environnementaux ou d’améliorer les expériences des visiteurs. |
| Démersal | ♦ Qualifie une espèce vivant libre à proximité du fond, c'est-à-dire sans être véritablement liée à celui-ci de façon permanente. |
| Démoustication | ♦ Traitement insecticide destiné à éliminer les moustiques. Cette action vise à assurer le confort et la sécurité des personnes vivant à proximité de milieux potentiels de reproduction des moustiques et exposées aux maladies transmises par ceux-ci (paludisme notamment). La démoustication n'est pas neutre pour les insectivores qui se voient privés de ressources alimentaires (canetons, par exemple, dans les premiers jours de leur vie) et différentes espèces de passereaux. |