Écologie

« Utiliser le bon mot, la bonne notion, le bon concept, avec la définition la plus couramment acceptée, ou mieux avec la définition la mieux acceptée et comprise relève parfois de l’exploit, … »
                                                     
 Patrick Triplet.

> Par cette citation, je souhaite rendre un vibrant hommage au travail de Titan réalisé sur plus de dix ans par ce biologiste, docteur en écologie dont l’ouvrage "Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature" constitue la source de très nombreuses définitions présentes dans ce glossaire. Utiliser un langage dont les mots recouvrent des concepts clairement définis permet à chacun d’aborder et de comprendre des domaines qui ne sont pas forcément de sa compétence.

> Ce glossaire qui regroupe plus de 6 000 définitions accompagnées de leur traduction anglaise est là pour vous y aider. Il couvre les domaines complémentaires que sont la Géographie, l’Écologie et l’Économie, sans oublier de faire un petit détour par la Finance qui régit dans l’ombre une bonne part de notre existence.

> Par lui-même, de définition en définition, ce glossaire vous invite à explorer l’univers riche de la conservation des milieux naturels, d’en comprendre les mécanismes et les enjeux.

À toutes et tous, nous souhaitons : “Excellente lecture et bon voyage”.

Écologie

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Glossaires

Terme Définition
Macroendofaune

♦ Macrofaune présente dans les sédiments.
♦ Équivalent étranger : Macroinfauna.

Macroendoparasite

♦ Organisme complexe vivant à l'intérieur de leur hôte.
♦ Équivalent étranger : Macroendoparasite.

Macroévolution

♦ Évolution à grande échelle entraînant des changements importants dans les caractères biologiques.
♦ Équivalent étranger : Macroevolution.

Macrofaune

♦ Ensemble des animaux benthiques dont la taille est supérieure à un millimètre (= taille suffisante pour être facilement distingués à l'œil nu). Hily (1984) a décrit des groupes écologiques de macrofaune qui sont à la base de l’établissement des indices biotiques, en tenant compte des changements de dominance de ces différents groupes le long d’un gradient croissant de pollution. Les espèces sont regroupées en cinq groupes écologiques de polluo-sensibilité différente :

  • Groupe I (GE I)
    Les espèces sensibles à une hypertrophisation disparaissent les premières lorsqu’il y a enrichissement du milieu et réapparaissent les dernières lorsque les conditions redeviennent normales. Ce sont des suspensivores, ou des mixtes, des carnivores sélectifs et quelques déposivores tubicoles de subsurface (amphipodes sensibles aux hydrocarbures). 
  • Groupe II (GE II)
    Les espèces indifférentes à une hypertrophisation. Elles sont peu influencées par une augmentation de la quantité de la matière organique. On y trouve surtout des espèces carnivores et nécrophages peu sélectives. 
  • Groupe III (GE III)
    Les espèces tolérantes à une hypertrophisation sont naturellement présentes dans les vases, mais comme leur prolifération est stimulée par l’enrichissement du milieu, elles sont un signe du déséquilibre du système. Ce sont des déposivores de surface, tubicoles ou non, profitant du film superficiel chargé de matière organique, et qui étendent leur spectre écologique de façon plus étendu qu’en condition normale. 
  • Groupe IV (GE IV)
    Les espèces opportunistes de second ordre sont des petites espèces à cycle court (< 1 an) proliférant dans les sédiments réduits, dans les zones polluées. Ce sont des déposivores de subsurface (polychètes cirratulidés).
  • Groupe V (GE V)
    Les espèces opportunistes de premier ordre sont des déposivores, proliférant dans les sédiments réduits sur l’ensemble de leur épaisseur jusqu’à la surface, comme les polychètes Capitella capitata, Malacoceros fuliginosus et des oligochètes.

♦ Antonyme : Microfaune.

♦ Équivalent étranger : Macrofauna.

Macronutriment

♦ Élément ou sel minéral nutritif constituant une proportion importante de la nutrition minérale des végétaux.
♦ Équivalent étranger : Macronutriment.

Macrophage

♦ Organisme vivant qui se nourrit de proies ayant une taille plus grande que celle de sa bouche.
♦ Antonyme :Microphage.
♦ Équivalent étranger : Macrophagous.

Macrophytes

♦ Végétaux de taille supérieure au millimètre.
♦ Équivalent étranger : Macrophytes.

Macroplancton

♦ Plancton de taille supérieure à un millimètre.
♦ Équivalent étranger : Macroplankton.

Maillage

♦ Dimension des mailles d'un filet de pêche, telle qu'elle est fixée par la réglementation.
♦ Équivalent étranger : Mesh.

Mainstreaming

♦ Intégrer, faire entrer dans le courant principal
Peut être défini comme l'internalisation des buts de conservation de la biodiversité dans les secteurs économiques et de développement, les règlements et les programmes, de telle sorte qu'ils deviennent partie intégrante du fonctionnement de ces secteurs.
♦ Équivalent étranger : Mainstreaming.

Malacologie

♦ Étude des mollusques.
♦ Équivalent étranger : Malacology.

Maladie

♦ Altération de l'état de santé se manifestant par un ensemble de signes et de symptômes perceptibles directement ou non, correspondant à des troubles généraux ou localisés, fonctionnels ou lésionnels, dus à des causes internes ou externes et comportant une évolution.

> La maladie se déclare s’il existe :

  • Une cause déterminante >> L’agent pathogène
  • Une cause favorisante (qui sensibilise l’hôte) >> Le stress, prédisposition génétique, alimentation carencée, état physiologique précaire
  • Une cause occasionnelle (brutale et souvent imprévisible) >> Un traumatismes, chocs thermiques,agressions, pollutions.

> La maladie s’exprime par des mortalités, des perturbations physiologiques, des anomalies comportementales et des lésions tissulaires. Chez les poissons, une maladie se caractérise par des troubles ayant à leur origine l'action nocive de parasites, de bactéries, de virus et parfois, en pisciculture, de la nutrition. Ces troubles se manifestent par des anomalies du comportement et (ou) de l'intégrité corporelle, qui se répètent dans des populations et aboutissent généralement à une mortalité plus ou moins rapide, en l'absence de toute pollution ayant un effet toxique direct sur l'animal.

Le terme « maladie » a deux significations selon que l'on considère : 

  • La cause qui la provoque
  • ou l'effet résultant de cette cause (par exemple une destruction des nageoires, des ulcères, des hémorragies, des destructions d'organes internes). Une maladie est dite contagieuse lorsque l'agent pathogène est transmis directement ou indirectement (mais sans transformation) du sujet porteur au sujet sain.

Une maladie est dite infectieuse quand son agent se reproduit sur (ou dans) l'hôte. C'est le cas des viroses, de la plupart des bactérioses et d'une partie des parasitoses. En revanche, les parasites ayant un cycle de développement hors de l'hôte ne provoquent pas de maladies infectieuses.

♦ Équivalent étranger : Disease.

Maladie à transmission vectorielle

♦ Maladie transmise par un insecte ou un autre organisme (vecteur), comme, par exemple, le paludisme ou la dengue transmis par des moustiques.
♦ Équivalent étranger : Vector-borne disease.

Maladie de Borna

♦ D’abord décrite chez les chevaux et les moutons, elle peut également affecter d’autres animaux à sang chaud, domestiques ou sauvages. Chez les oiseaux, un nouveau virus, l’Avian Borna Virus (ABV) a été mis en évidence par des techniques de séquençage à haut débit. L’ABV est responsable de la proventriculite chez les psittacidés. Cette découverte a suggéré que de nouvelles formes du virus pourraient être découvertes à l’avenir. Des marqueurs spécifiques du BDV (Borna disease virus) ont également été détectés chez l’homme, en particulier chez des patients psychiatriques. La contamination a lieu par voie olfactive, probablement par contact direct avec des sécrétions corporelles provenant d’individus infectés. Les rongeurs, les renards, les oiseaux sauvages mais aussi de nombreux animaux séropositifs et cliniquement sains ou avec des infections subcliniques pourraient aussi être des réservoirs et des vecteurs potentiels du virus pour d’autres animaux, incluant l’homme, mais leur rôle dans l’épidémiologie de la maladie n’est pas prouvé.
♦ Équivalent étranger : Borna disease.

Maladie de Lyme

♦ Maladie infectieuse due à une bactérie (Borrelia, dont il existe plusieurs espèces) transmise à l’homme par l’intermédiaire d’une piqûre de tique. Cette maladie peut toucher plusieurs organes, principalement la peau, les articulations et le système nerveux. Bien que déjà observée depuis de très nombreuses années en Europe, cette maladie a été décrite en 1975 à la suite de nombreux cas d’arthrite (inflammation des articulations) chez des enfants et des adultes dans une ville du Connecticut aux Etats-Unis (Lyme). Le taux de contamination des tiques est variable d’une région à l’autre, et parfois au sein d’une même région, allant de 5 à 35 %. Une piqûre de tique n’entraîne donc pas obligatoirement une maladie de Lyme.
Les tiques qui appartiennent au genre Ixodes, se contaminent en parasitant les animaux sauvages et domestiques (elles se nourrissent du sang de ces animaux) qui sont les principaux réservoirs de cette bactérie : les rongeurs, les cervidés et les oiseaux dans une moindre mesure, ainsi que les animaux domestiques (chien, cheval…). La plupart de ces animaux ne développent pas la maladie. La tique ainsi infectée peut donc transmettre la bactérie à l’homme lors d’une piqûre.
♦ Équivalent étranger : Lyme disease.