Écologie

« Utiliser le bon mot, la bonne notion, le bon concept, avec la définition la plus couramment acceptée, ou mieux avec la définition la mieux acceptée et comprise relève parfois de l’exploit, … »
                                                     
 Patrick Triplet.

> Par cette citation, je souhaite rendre un vibrant hommage au travail de Titan réalisé sur plus de dix ans par ce biologiste, docteur en écologie dont l’ouvrage "Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature" constitue la source de très nombreuses définitions présentes dans ce glossaire. Utiliser un langage dont les mots recouvrent des concepts clairement définis permet à chacun d’aborder et de comprendre des domaines qui ne sont pas forcément de sa compétence.

> Ce glossaire qui regroupe plus de 6 000 définitions accompagnées de leur traduction anglaise est là pour vous y aider. Il couvre les domaines complémentaires que sont la Géographie, l’Écologie et l’Économie, sans oublier de faire un petit détour par la Finance qui régit dans l’ombre une bonne part de notre existence.

> Par lui-même, de définition en définition, ce glossaire vous invite à explorer l’univers riche de la conservation des milieux naturels, d’en comprendre les mécanismes et les enjeux.

À toutes et tous, nous souhaitons : “Excellente lecture et bon voyage”.

Écologie

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Glossaires

Terme Définition
Larmier

♦ Glande située au-dessous de l’angle interne de l’œil de certains mammifères, qui secrète un liquide gras et odorant.
♦ Équivalent étranger : Larmier.

Lassitude de l'apocalypse

♦ Terme popularisé par Per Espen Stoknes, psychologue, docteur en sciences économiques et président du Centre pour la croissance verte à la Norwegian Business School.
La lassitude de l’apocalypse se caractérise par une dissonance cognitive entre l’inaction et l'actualité liée au changement climatique à laquelle chaque humain est confronté presque chaque jour. Une sorte de paralysie qui empêcherait d'agir. Pour le psychologue norvégien, « le plus gros obstacle à la lutte contre les perturbations climatiques se trouve entre nos deux oreilles ». Autrement dit, dans la tête.
Équivalent étranger : Apocalypse fatigue.

Latrines

♦ Amas d’excréments qui s’accumule par des dépôts réguliers et qui joue souvent le rôle de marquage visuel et olfactif de territoire.
♦ Équivalent étranger : Latrines.

Lek

♦ Système de parade nuptiale se rencontrant surtout chez diverses familles d'oiseaux et se situant sur des lieux particuliers. De ces parades nuptiales fortement hiérarchisées, il résulte qu'un tout petit nombre de mâles assurent la fécondation de la quasi-totalité des femelles de la population.
Un lek est un territoire bien défini, de surface souvent étendue, sur lequel de nombreux individus voire la totalité d'une population se rassemblent pour la parade nuptiale et l'accouplement.
♦ Équivalent étranger : Lek.

Lentique

♦ Biotope d'eau calme.
♦ Équivalent étranger : Lentic.

Leptospirose

♦ Maladie bactérienne, affectant l'Homme et de nombreuses espèces de mammifères, due à des agents des genres Borrelia, Treponema, Leptospira et Leptonema, qui conduit à des ictères, des néphrites et des hémorragies.
♦ Équivalent étranger : Leptospirosis.

Létal

♦ Qui entraîne (provoque) la mort.
Dose létale = Quantité d'un toxique qui entraîne la mort d'un organisme. La toxicité aiguë d'une substance s'exprime par la dose qui entraîne la mort de 50 % des sujets de la population en un temps déterminé par exemple la DL 50 sur 48 heures.
♦ Équivalent étranger : Lethal.

Libre évolution

♦ Zone uniquement soumise à des processus naturels. Elle est non ou peu modifiée et sans activité humaine intrusive ou extractive. D’un point de vue écologique et évolutif, l’enjeu majeur est le maintien des processus évolutifs sur lesquels les humains influent plus ou moins fortement et volontairement ailleurs.

> La libre évolution implique, par définition, l’absence d’intervention humaine, mais dans la mesure où pratiquement aucun milieu sur la planète n’a, à un moment de son histoire, était impacté par des activités humaines, directes ou indirecte, cette affirmation n’est pas réellement recevable. Selon les milieux, il doit donc être convenu que des activités humaines peuvent s’exercer, même si parfois elles ne sont là que pour permettre la compréhension des processus évolutifs ou pour éviter un éventuel déséquilibre en cours d’installation comme par exemple le développement d’espèces invasives qui pourraient modifier la trajectoire attendu d’un type de milieu particulier.

> La libre évolution est parfois considérée comme un quasi-synonyme de naturalité alors qu’elle n’en est qu’un aspect de la naturalité, comme le met en évidence, a contrario, la réflexion sur le rewilding. Celui-ci prend en compte à la fois la possibilité que toutes les espèces (notamment celles qu’on appelle « clés de voûte » ou « architectes ») qui contribuent à la pleine expression locale des processus naturels ne soient pas présentes, ni ne reviennent spontanément, et le besoin parfois préalable de mettre fin, par une intervention initiale, aux effets massifs et durables de certaines « infrastructures » ou de certains résidus d’un aménagement ou d’une gestion (barrages, routes, pollutions chimiques ).

> La libre évolution d’écosystèmes historiquement fortement marqués par l’empreinte humaine ne conduit pas à des écosystèmes comparables à ceux qui auraient existé si l’être humain n’avait pas « pris le contrôle » de leur évolution, tout comme des animaux domestiques revenus à l’état sauvage ne donnent pas, même après plusieurs générations, une population en tous points comparable à celle de l’espèce originelle jamais domestiquée C’est le concept de féralité appliqué aux forêts (voir Barthod et al., 2021).

> La libre évolution s’apparente à la pleine naturalité : il s’agit de laisser un écosystème se développer sans perturbation de la part d’activités humaines extractives et inclusives, comme des coupes ou des plantations.
♦ Équivalent étranger : Wilderness.

Lichen

♦ Organisme formé d'un champignon et d'une cyanobactérie ou d'une algue unicellulaire.
♦ Équivalent étranger : Lichen.

Liebig (Loi de)

♦ Selon cette loi des facteurs limitants, le fonctionnement d'un processus écologique est conditionné par le facteur le plus faiblement représenté dans le milieu.
♦ Équivalent étranger : Liebig law.

Ligne physiologique des hautes mers

♦ Désigne la ligne écologique, frontière entre la mer et la terre, contrôlée par la co-action de plusieurs facteurs comme les mouvements de la marée, l'action des vagues et l'insolation. Sur substrat rocheux, cette ligne coïncide avec la limite inférieure du groupement lichénique à Verrucaria maura.
♦ Équivalent étranger : Litus line.

Lignes directrices Akwé : Kon

♦ Lignes directrices facultatives de la Convention sur la diversité biologique (CDB) pour la conduite d'études d'impact culturel, environnemental et social sur des aménagements proposés qui ont ou sont susceptibles d'avoir un impact sur des sites sacrés et sur des terres ou des eaux occupées ou utilisées traditionnellement par des communautés autochtones et locales. Les lignes directrices, qui ont été nommées pour une durée Mohawk signifiant « tout dans la création », fournissent un cadre de collaboration assurant la pleine participation des communautés autochtones et locales dans l'évaluation de l'impact culturel, environnemental et social des aménagements proposés sur les sites sacrés, les terres et les eaux qu'elles occupent traditionnellement. En outre, des conseils sont fournis sur la façon de tenir compte des connaissances traditionnelles, des innovations et des pratiques dans le cadre des processus d'évaluation des impacts et de promouvoir l'utilisation de technologies appropriées. Les lignes directrices suggèrent un processus en dix étapes pour évaluer l'impact du développement proposé :

  • Notification et consultation publiques du projet d'aménagement par le promoteur 
  • Identification des communautés autochtones et locales et des parties prenantes susceptibles d'être affectées par le projet d'aménagement 
  • Mise en place de mécanismes efficaces de participation des communautés autochtones et locales, y compris pour la participation des femmes, des jeunes, des personnes âgées et d'autres groupes vulnérables, au processus d'évaluation d'impact
  • Mise en place d'un processus convenu pour enregistrer les points de vue et les préoccupations des membres de la communauté autochtone ou locale dont les intérêts risquent d'être touchés par un projet de développement
  • Mise en place d'un processus par lequel les communautés locales et autochtones peuvent avoir la possibilité d'accepter ou de s'opposer à un projet d'aménagement qui peut avoir un impact sur leur communauté 
  • Identification et fourniture de suffisamment de ressources humaines, financières, techniques et juridiques pour la participation effective des communautés autochtones et locales dans toutes les phases des procédures d'évaluation d'impact 
  • Mise en place d'une gestion de l'environnement ou d'un plan de surveillance, y compris les plans d'urgence concernant de possibles impacts négatifs d'un aménagement sur les éléments culturels, environnementaux et sociaux
  • Identification des acteurs responsables de la responsabilité, de réparation, d'assurance et d'indemnisation
  • Conclusion, s'il y a lieu, d'accords ou d'actions, à des conditions mutuellement convenues, entre le promoteur du projet de développement et les communautés autochtones et locales, pour la mise en œuvre de mesures visant à prévenir ou à atténuer les effets négatifs de l'aménagement proposé
  • Mise en place d'un processus d'examen et d'appel.

> La Conférence des parties de la CDB a demandé aux gouvernements d'utiliser les lignes directrices et les a encouragés à entreprendre un examen juridique et institutionnel en vue d'explorer les possibilités d'introduction des lignes directrices dans la législation et les politiques nationales. La conférence a également invité les communautés autochtones et locales à prendre note des lignes directrices et de demander leur application dans le cas des aménagements proposés qui ont, ou qui sont susceptibles d'avoir un impact sur des sites sacrés et sur des terres ou des eaux occupées ou utilisées traditionnellement par des communautés autochtones et locales.

♦ Équivalent étranger : Akwé Kon guidelines.

Ligneux

♦ Plante qui renferme du bois dans ses organes.
♦ Équivalent étranger : Woody.

Lignicole

♦ Espèce qui vit en surface ou à l'intérieur du bois.
♦ Équivalent étranger : Lignicolous.

Lignivore

♦ Espèce se nourrissant de bois
♦ Synonyme : Xylophage.
♦ Équivalent étranger : Lignivorous.