| Sursalure | ♦ État d'une eau de mer confinée qui, du fait de l'évaporation, a acquis une salinité plus élevée que la normale régionale. Ce phénomène existe dans beaucoup de petits étangs littoraux. ♦ Équivalent étranger : Over salinity. |
| Surveillance | ♦ Programme extensif de suivis entrepris de manière systématique pour fournir une série d'observations afin de vérifier la variabilité qui peut être notée au cours du temps. ♦ Équivalent étranger : Monitoring. |
| Surverse | ♦ 1. Modalité d'écoulement dans un ouvrage qui consiste à n'admettre le passage des eaux que dans leur tranche supérieure. 2. Débordement de l'eau au-dessus de la digue. Dans le cas d'une digue en remblai, cela conduit généralement et rapidement à la brèche par érosion du talus côté aval en partant du pied et en remontant vers la crête. C'est la cause principale de rupture de digues. Le risque dépend de la nature du remblai, de l'existence d'éventuelles protections et des contraintes hydrauliques. ♦ Équivalent étranger : Overflow. |
| Suspension | ♦ Mode de transport de particules solides dans un fluide caractérisé par le fait que la tendance des particules à descendre sous l'effet de la gravité est compensée par l'effet de la turbulence de ce fluide. Ce mode de transport n'affecte efficacement que les particules ayant un diamètre inférieur à 80 microns. ♦ Équivalent étranger : Suspension. |
| Suspensivore | ♦ Qualifie un organisme aquatique qui se nourrit d’organismes de petite taille ou de matière organique en filtrant l’eau dans laquelle ils sont en suspension. ♦ Équivalent étranger : Suspensivorous. |
| Sylviculture | ♦ Ensemble des méthodes de culture, de développement et d'exploitation des milieux forestiers. ♦ Équivalent étranger : Forestry. |
| Sylvigénèse | ♦ Ensemble des différentes étapes dans la formation et l'évolution d'une forêt. ♦ Équivalent étranger : Sylvigenesis. |
| Sylvofaciès | ♦ Physionomie prise par un peuplement forestier en fonction de la gestion sylvicole passée et de la station. ♦ Équivalent étranger : Sylvofacies. |
| Symbiose | ♦ Association obligatoire entre deux organismes appartenant à des espèces différentes. Il s'agit d'un cas extrême de mutualisme. On distingue différents types de symbiose : - La Phorésie >> L'espèce hôte ne constitue qu'un moyen de transport de l'organisme hébergé (exemple : poisson pilote sur un requin)
- Le Commensalisme >> L'espèce hôte fournit à son commensal tout ou partie de sa nourriture
- Le Parasitisme >> L'espèce commensale se nourrit de son hôte
- Le Mutualisme >> L'association se fait à bénéfices réciproques. Exemple : coraux - zooxanthelles. L'algue produit de l'oxygène pour le corail et bénéficie de ses déchets et du CO2 produit.
♦ Équivalent étranger : Symbiosis. |
| Sympagique | Décrit des organismes vivant sous la glace ou habitat sous la glace.
Équivalent étranger : Sympagic, under-ice fauna, ice associated community. |
| Sympatrique | ♦ Se dit d'espèces non-interfertiles, de morphologie très semblable et occupant une même région. ♦ Équivalent étranger : Sympatric. |
| Synanthropie | ♦ Du grec ancien sun qui signifie "ensemble", "avec" et anthrôpos qui signifie "homme", "humain", ce terme définit un type particulier de relation liant certains animaux non domestiques avec les humains à proximité desquels ils vivent. Ce terme est appliqué à des espèces d'animaux sauvages vivant à proximité de l'homme, quand ces animaux tirent profit d'une association avec les humains, par exemple en mangeant sa nourriture, ses déchets ou en utilisant l'architecture et le bâti, ou l'agriculture, les décharges, ou les jardins comme habitats ou lieu de nidification. La catégorie des synanthropes ne comprend donc pas les animaux domestiques tels que le chat, le chien ou les animaux d'élevages, mais elle inclut un grand nombre d'espèces considérées par les humains comme nuisibles ou déprédatrices. En réalité, on peut aussi considérer que dans un certain nombre de cas, l'homme retire un intérêt de la proximité de certaines de ces espèces (les hirondelles et les araignées des maisons mangent les moustiques et mouches qui risquent d'infecter les animaux domestiques; des espèces détritivores peuvent être vecteur d'épidémies, mais semblent aussi jouer un rôle d'éboueurs. A contrario, les espèces domestiquées dont l'homme tire parti ne sont pas synanthropiques. En effet, bon nombre de ces espèces se sont adaptées et ont subi une sélection naturelle depuis des millénaires pour une vie parfaitement adaptée auprès des humains. C'est une forme particulière de commensalisme, dirigée vers l'humain. ♦ Équivalent étranger : Synanthropy. |
| Synchronique | ♦ Se dit d'espèces existant ou ayant existé à la même époque géologique. ♦ Antonyme : Allochronique. ♦ Équivalent étranger : Synchronic. |
| Syndrome | ♦ Association de plusieurs symptômes, signes ou anomalies, constituant un ensemble clinique reconnaissable notamment par le fait qu'elle traduit l'atteinte d'un organe ou d'un système bien défini. ♦ Équivalent étranger : Syndrome. |
| Syndrôme d'insularité | ♦ Le syndrôme d'insularité résulte de divers ajustements écologiques, de l'isolement et des stratégies adaptatives qui en découlent. Sur les îles, les peuplements, les espèces et les populations présentent différentes caractéristiques ou manifestations du syndrôme d'insularité qui sont propres à leur situation insulaire et qui les distinguent de peuplements, espèces et populations similaires sur le continent. - Richesse spécifique
À surface égale, il y a toujours moins d'espèces sur une île que sur le continent. - Amplitude écologique
Lorsqu'on compare les mêmes espèces, les populations insulaires ont généralement une plus grande amplitude écologique que les populations continentales. - Densité
Corrolaire aux points précédents, les densités des populations sont plus élevées sur les îles que sur des zones semblables sur le continent. - Sédentarité
Une idée largement répandue veut que les espèces inféodées aux îles ont un pouvoir de dispersion moindre que celles qui occupent des espaces similaires sur le continent. C'est notamment sur les îles que sont observés de nombreux oiseaux ayant perdu la possibilité de voler (les Dodos, le Kagu, le Kakapo (perroquet), le Cormoran des Galapagos, 3 espèces d'Ibis et 4 espèces de canards des îles Hawai et 17 espèces du groupe des râles). La récurrence de cet état dans différents groupes biologiques où d'autres espèces peuvent voler semblent indiquer une telle. Toutefois,seul le groupe desrâles montre une différence statistiquementsignificative. Sur les îles, ilsemble aussi que des populations d'insectes présentent des ailes très petites, voire absentes, qui les empêchent de se déplacer par le vol. Déjà observé par Darwin et Darlington pour des Coléoptères, ce phénomène est expliqué par le peu "d'intérêts" que des individus ont à quitter une île. Leurs chances de trouver une autre île, d'atteindre le continent ou même de revenir sur l'île sont pratiquement nulles, notamment à cause de la force et de la direction des vents dominants. Si une population de ces insectes montre un polymorphisme de l'état alaire (= des ailes de taille différente), la sélection naturelle favorisera la reproduction des individus qui ne quittent pas l'île et progressivement l'ensemble de la population perdra son pouvoir à la dispersion. Il semble toutefois que la perte du pouvoir de dispersion n'est pas caractéristique du caractère insulaire. - Nanisme des grands et gigantisme des petits
Enfin, l'un des traits spécifiques majeurs est la tendance à l'uniformisation des tailles des différentes espèces occupant une île. Les espèces de grande taille sur le continent sont généralement plus petites sur l'île, alors que les espèces de petite taille y sont généralement plus grandes. L'exemple le plus connu de gigantisme est celui des tortues des Galapagos et des îles de l'Océan Indien. Toutefois, il faut encore rester prudent dans la généralisation éventuelle de cas particuliers et tenir compte, par exemple, que toutes ces tortues géantes appartiennent à même genre, qui ont été présentes ailleurs comme en Amérique du Sud, en Afrique, à Madagascar, aux Seychelles où l'homme les a fait disparaître parfois depuis longtemps. 85 % des rongeurs insulaires sont plus grands, sans doute par l'absence de prédateurs. De même, l'étude des carnivores et des ruminants artiodactyles indique une dimiminution de la taille similaire, sans doute en relation avec le peu de ressources disponibles. > Causes du syndrôme d'insularité - Isolement
La richesse en espèces d'une série d'îles plus ou moins distantes du continent varie non seulement en fonction de leur surface mais aussi en fonction de leur isolement. - Manque d'habitats favorables
L'absence d'habitats favorables est aussi une des raisons de la pauvreté en espèces des îles. La faible surface d'une île limite d'autant la diversité des habitats qui peuvent y être présents ainsi que la taille de ces habitats. Ceux-ci sont en effet autant de petits îlots qui, s'ils sont trop petits ou trop éloignés les uns des autres, ne permettent pas à des espèces de s'installer avec succès sur une île. La taille limitée d'une l'île augmente ainsi le rôle de la taille des îlots d'habitats qui sont susceptibles d'être occupés par des espèces exigeantes ou à faible amplitude d'habitat. On assiste donc à un emboîtement des effets de l'insularisation au sein même des îles qui accentue la difficulté d'installation d'espèces quelque peu exigeantes. - Compétition
La compétition peut aussi jouer un rôle. Les ressources étant limitées, la compétition peut être active, soit impliquer une importante dépense d'énergie pour s'installer sur une île et expulser une espèce concurrente déjà présente ou défendre sa position et empêcher une autre espèce de s'installer. Elle peut être aussi passive, grâce à l'élargissement des niches. Les espèces présentes occupent une plus large gamme d'habitats, à la fois parce que les ressources sont limitées et qu'il faut élargir sa niche pour développer des densités suffisantes. Ce faisant, elles empêchent d'autres espèces de s'installer en marge de leur niche écologique originale. ♦ Équivalent étranger : Insularity syndrome. |