Ecology

"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”

Patrick Triplet

> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.

This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.

Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.

We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".

Ecology

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Glossaries

Term Definition
Situation de référence

♦ Dans le domaine de l’évaluation environnementale et de la gestion des ressources naturelles, il s’agit d’un document décrivant un espace à un moment précis. Il indique un état initial spatiotemporel de référence à partir duquel envisager d’éventuelles modifications de l’environnement local.
♦ Équivalent étranger : Baseline.

Sixième extinction

♦ Les médias ont récemment popularisé l’idée que le monde animal était « à l’aube d’une sixième extinction », cependant, le processus est beaucoup plus ancien et lié à l’expansion d’Homo sapiens à la surface du globe. Cela est manifeste si on considère la grande faune. Qualifier le phénomène de « Blitzkrieg » (« guerre éclair ») comme cela a été proposé est par contre probablement quelque peu exagéré, sauf si on le considère à l’échelle géologique. Les extinctions de masse dues à l’être humain ne se sont vraisemblablement pas produites en l’espace d’un seul millier d’année comme on a pu le croire, les dernières découvertes établissant que les êtres humains actuels sont arrivés plus tôt qu’attesté précédemment en Australie comme en Amérique, et même à Madagascar. C’est donc la densification croissante des peuplements et la chasse renouvelée qui ont eu raison de tant d’espèces qui font à présent défaut à la vie sauvage actuelle.

Un phénomène ancien mis à jour

La première extinction de masse répertoriée qui puisse être imputable à des êtres humains remonte à la fin du Pléistocène, il y a 30 000 ans en Australie. Les premiers Aborigènes avaient exploré le plus petit des continents 20 000 ans plus tôt, mais leur population s’était progressivement accrue. Leur culture et quelques fresques ont conservé le souvenir du « Temps du rêve » (Dreamtime), l’époque à laquelle ce nouveau monde abondait en gibier et animaux géants. Ceux-là incluaient des marsupiaux aussi grands que des rhinocéros comme Diprotodon, Zygamaturus et Palorchestes vraisemblablement pourvu d’une courte trompe, un kangourou atteignant 4 mètres de haut, Procoptodon, des formes carnivores et notamment Thylacoleo (le Lion marsupial) et le Thylacine (le Loup marsupial), des oiseaux coureurs de grandes dimensions comme Bullockornis, de même qu’en ce qui concerne les reptiles, un varan faisant largement le double du Varan de Komodo, Megalania, le dernier des grands crocodiles terrestres de longueur équivalente, Quinkana, de très grosses tortues cornues et des serpents constricteurs de 10 mètres de long comme Wonambi. Des sites ont livré des traces de dépeçage des proies géantes. On ne retrouve plus de fossiles de ces animaux dans les terrains plus récents que ceux du Pléistocène.

Les vagues d’extinctions ultérieures survinrent à la dernière période, celle de l’Holocène, qu’on appelle aussi Anthropocène. Il est manifeste qu’en Amérique, particulièrement en Amérique du Sud, tous les grands animaux se sont éteints entre 12 000 et 8 000 ans lorsque les Amérindiens ont vu la taille de leurs communautés s’accroître. Il y a environ 10 000 ans, l’Amazonie était maillée par de petites populations totalisant selon les estimations un million d’individus. S’éteignirent alors les derniers grands ongulés géants indigènes dont Darwin étudia les squelettes, le Macrauchenia (Litopterne) aux allures de lama peut-être pourvu d’une trompe et le Toxodon (Notongulé) à l’apparence d’hippopotame, les différentes espèces de mastodontes comme Cuvieronus venues auparavant du Nord et les Xénarthes géants, à savoir les Glyptodontes parents des tatous aussi gros que des voitures et les différentes espèces de paresseux terrestres dont Megatherium qui, dressé sur ses pattes postérieures, pouvait culminer à 6 mètres de haut. Les chevaux (Hippidion ainsi que le cheval moderne Equus caballus) avaient totalement disparu sur l’ensemble du continent américain avant que les conquérants venus d’Europe n’en importent de domestiqués.

Par la suite, les mondes encore inaccessibles que représentaient les îles ont été investis par les premiers arrivants et, au fur et à mesure de l’occupation de l’espace et de la pression de la chasse, les espèces locales les plus spectaculaires ont disparu bien avant l’arrivée des Européens. Tous les oiseaux coureurs de Nouvelle-Zélande (moas, Dinornis et formes analogues), l’énorme oiseau-éléphant (Aepyornis) et les lémuriens aussi imposants que des gorilles comme Megaladapis à Madagascar, ainsi que toutes les formes anciennes apparentées aux espèces australiennes ont été décimées dans les archipels du Pacifique comme la Nouvelle-Calédonie, les Fidji et le Vanuatu, avec l’extinction des derniers crocodiles terrestres (de petits animaux parfois arboricoles) comme Mekosuchus et Volia, de même que nombre de tortues géantes dont celles pourvues de cornes du genre Meiolania. Les Européens ont aussi contribué aux extinctions avec le Dodo de l’île Maurice, l’Aurochs des forêts polonaises, les dernières vaches marines géantes (Rythine de Steller, Hydrodamalis gigas) qui avaient échappé à la chasse par les Améridiens sur les côtes du Pacifique en se réfugiant dans les eaux glacées du Kamatchatka mais ont été en un quart de siècle exterminées en même temps qu’une espèce de cormoran aptère à la suite de leur découverte par la Seconde Expédition Bering, le grand Pingouin (Pinguinus impennis), équivalent écologique des manchots pour l’hémisphère Nord, les derniers loups marsupiaux qui avaient survécu sur l’île de Tasmanie, ainsi qu’en Afrique du Sud, une antilope, l’Hippotrague bleu, et le demi-zèbre Quagga. Le processus est continu, vers l’an 2000 ont disparu les derniers grands animaux des fleuves chinois, le dauphin d’eau douce propre au pays et seul représentant de sa famille, Lipotes vexillifer, et une spatule, parent de l’esturgeon au museau aplati, Psephurus gladius, victimes des barrages, démontrant que certains modes d’énergie présentés comme plus propres n’en ont pas moins un impact délétère voire fatal sur l’écosystème et sa faune, ce problème se posant également en Amazonie où il est question d’inonder des régions entières riches en biodiversité. Un ver de terre géant (famille des Mégascolecidés) spécifique au Lac Pedder en Tasmanie, Hiypolimnus pedderensis, s’est éteint après l'installation d'une centrale hydroélectrique. Les braconniers ont eu raison de la sous-espèce de Rhinocéros noir de l’Ouest Diceros bicornis en 2011 et de celle du Rhinocéros blanc du Nord Ceratotherium simum en 2018.

La responsabilité humaine en question

La seule région du monde dans laquelle les grands animaux avaient jusqu’à présent été préservés en nombre est l’Afrique, probablement à la fois parce qu’elle a été davantage épargnée par les variations climatiques relatives aux périodes de glaciation, mais aussi parce que le genre humain y est apparu et que depuis 3 millions d’années, la grande faune a dû apprendre à survivre avec ce nouveau type de prédateur. Les premiers hominiens modernes comme l’Homo erectus chassaient déjà l’Hippopotame amphibie Hippopotamus amphibius à cette époque, tout comme le faisaient les Égyptiens au temps des Pharaons et cette chasse est toujours pratiquée par les Subsahariens. De ce fait, l’Hippopotame est devenu l’animal le plus dangereux d’Afrique pour les êtres humains, tuant les touristes qui les approchent de trop près. Cependant, les individus qui côtoient les êtres humains à proximité d’un village et ne se sentent pas menacés tendent à se montrer placides. La chasse à l’Hippopotame a donc eu pour effet de sélectionner des animaux attachés à se protéger avec férocité. À l’inverse, son proche parent a disparu d’Asie il y a plus de 10 000 ans, à l’instar des Marsupiaux géants australiens et des gigantesques Paresseux géants américains pourtant dotés de griffes redoutables. Les animaux qui n’avaient jamais rencontré d’êtres humains étaient « naïfs », de telle sorte que ces créatures pacifiques qui se croyaient protégées par leur taille n’ont pas eu le temps de s’adapter à ces chasseurs d’un nouveau type. À cela on peut aussi ajouter que les Rythines de Steller Hydrodamalis gigas manifestaient un attachement familial qui amenaient mères et même mâles à se laisser massacrer en même temps que leur petit.

Des chercheurs se sont régulièrement efforcés de relativiser la responsabilité des êtres humains dans cette dévastation, allant jusqu’à proposer qu’une chute de petites météorites à la fin du dernier âge glaciaire ait eu des incidences fatales sur les Mammouths d’Amérique du Nord. Il est en effet possible que la prédation humaine se soit ajoutée à des bouleversements climatiques. Ainsi, même les Dodos de l’île Maurice, chassés jusqu’au dernier par les Portugais puis par les Hollandais, avaient vu leur population fragilisée un peu auparavant par un ouragan virulent, tout comme l’Oiseau éléphant de Madagascar avait récemment affronté une sécheresse intense. Néanmoins, le rôle déterminant des êtres humains est flagrant. Il existait auparavant des éléphants ou des mastodontes de petite taille pratiquement dans le monde entier, en Sicile (la découverte ultérieure de leur crâne par des marins avec l’orifice central d’insertion de la trompe a sans doute engendré la légende homérique des Cyclopes), au Japon ou encore aux Philippines, de même on trouvait de petits hippopotames aussi bien à Chypre qu’à Madagascar, lesquels étaient des proies faciles – dans les îles méditerranéennes, on les précipitait peut-être des falaises comme les chevaux de la roche de Solutré à la Préhistoire.

Il y a eu plusieurs vagues de glaciations et de réchauffements, mais les mammouths avaient survécu jusqu’à ce que les hommes les chassent, et des mammouths nains isolés ont subsisté plus longtemps aux alternances glaciaires/interglaciaires dans les îles, notamment sur celle sibérienne de Wrangel jusqu’à l’époque des Pharaons vers -1780 avant J.-C. jusqu’à l’arrivée des humains. De même, le Sud de l’Australie subit régulièrement de terribles périodes d’aridité, mais la mégafaune s’est toujours adaptée jusqu’à l’implantation humaine significative, laquelle a aussi pu altérer l’environnement par la technique du brûlis, même contrôlée. Les mastodontes ont tous disparu d’Amérique, pourtant on trouvait notamment en Amérique du Sud deux types de proboscidiens, l’un dont la dentition était appropriée pour manger les feuilles d’arbres, un autre dont les molaires broyaient les herbes ; or quelque fussent les changements au niveau de la végétation qui auraient pu privilégier une des deux lignées, elles se sont toutes les deux éteintes simultanément.

Plus évocateur encore, après la formation de l’Isthme de Panama qui a relié l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, les paresseux terrestres se sont adaptés à tous les milieux, de la pointe du Chili au climat rigoureux de l’Alaska, et jusqu’à Cuba, mais tous ont disparu. Les espèces de paresseux terrestres qui vivaient dans les îles, des Mégalonychidés comme Megalocnus, ont subsisté des milliers d’années supplémentaires, d’après une datation au carbone 14. Des Européens comme Christophe Colomb auraient pu croiser les tout derniers jusqu’en 1550, même si cette estimation chronologique est discutée. Il est en tout cas incontestable que des paresseux terrestres, de taille moins impressionnante que leurs cousins continentaux, ont vécu au minimum 6 000 ans de plus qu’eux, ce qui s’explique par l’arrivée plus tardive des peuples amérindiens dans ces isolats plutôt que par les variations climatiques qu’ont également connues leurs parents du continent. Même si les preuves de chasse n’ont pas encore été mises en évidence, l’occupation humaine n’a fait que repousser ces animaux discrets qui recherchaient le calme des grottes. Pareillement, les derniers oiseaux coureurs géants de Madagascar et de Nouvelle-Zélande ont dû trouver un refuge provisoire dans les zones les plus boisées et sont devenues des légendes à l’arrivée des Blancs.
Enfin, les tortues géantes terrestres et les formes cornues de l’hémisphère Sud de la famille des Méiolanidés comme la néo-calédonienne Meiolania et l’australienne Ninjemys ne sont pas des espèces devenues géantes par suite des spécificités de l’insularité, mais elles étaient répandues dans le monde entier et ont disparu dès que les humains ont investi le territoire, en Afrique il y a 3 millions d’années, en Australie il y a 30 000 ans, en Asie et en Amérique il y a environ 10 000 ans, et dans les îles à partir des 1 500 dernières années jusqu’à ce qu’enfin, celles des archipels des Seychelles et des Galápagos fassent l’objet de mesures de protection. La date de disparition de ces grands chéloniens dans chaque région indique indubitablement la période à laquelle les occupants humains ont investi le territoire et la carapace analogue des parents géants des tatous d’Amérique du Sud ne s’avéra pas plus une protection suffisante contre ce nouveau genre de prédateurs.

Les diverses conséquences de la prédation humaine

La spécificité humaine est que la chasse est non ciblée, contrairement aux prédateurs des écosystèmes qui attaquent les individus les plus vulnérables et même les malades, contribuant ainsi à une sélection génétique profitable à l’espèce chassée. Les êtres humains peuvent aussi bien traquer les petits, plus faciles à attraper, que les adultes, par défi comme pour les défenses de mammouth et les cornes. Dans la nature, une femelle dont la portée est décimée peut toujours se reproduire de nouveau. Lorsque le mâle dominant ou la matriarche dans le cas des troupeaux d’éléphantes est tué, c’est le groupe en entier qui est mis en danger.
Même les animaux qui n’ont pas disparu ont dû réduire leur aire de répartition. Il a ainsi été trouvé en 2006 des restes de morses fossiles sur la Côte du Maroc, quand les premiers chasseurs humains (Homo erectus, Homo faber) commençaient à chasser avec efficacité à l’aide d’outils et de manière sans doute organisée. On trouvait encore des morses dans la Mer du Nord à l’époque des Gaulois. Il semble donc que la population de ce pinnipède a dû se réfugier sous des latitudes toujours plus inhospitalières, en se rapprochant du Cercle arctique pour survivre, comme l’avaient fait avec succès, dans un premier temps, les dernières vaches marines géantes. De même, on trouvait encore des élans dans le Nord de la France au Moyen Âge. Acculé dans les montagnes et rejeté par les éleveurs qui ne voulaient pas d’hybridation avec leur troupeau, le petit
cheval européen appelé tarpan a lui disparu à la même époque de France, demeurant en revanche dans la nature polonaise jusqu’en 1909.

Le processus de refoulement de la faune se poursuit. De nombreuses études attestent que cerfs, sangliers, renards ou tigres manifestent une nette tendance à accroître leur activité nocturne, de l’ordre de 68 % afin d’éviter les contacts avec les êtres humains. L’éclairage nocturne des villes perturbe aussi le comportement d’animaux comme les chauves-souris et les rongeurs, dits lucifuges car ils fuient la lumière, ou bien désoriente insectes volants et oiseaux migrateurs. On désigne ces phénomènes respectivement sous les termes de phototaxie négative et positive. On estime que 150 insectes meurent épuisés ou brûlés chaque nuit d’été sous un lampadaire.

En dehors de l’Afrique, à l‘exception de quelques rares espèces d’Asie (les rhinocéros indien, de la Sonde et de Sumatra, l’éléphant pygmée de forêt de Bornéo) et de cervidés tels que l’élan des régions froides de l’hémisphère Nord (appelé orignal au Canada), les Mammifères terrestres d’assez grande taille qui ont survécu sont essentiellement celles que l’homme a eu intérêt à conserver pour les domestiquer, même si une partie de leur population a pu demeurer ou retourner à l’état sauvage. Il en est ainsi dans le Vieux monde, (cela n’a pas été le cas du Nouveau monde après l’arrivée des Amérindiens) des équidés que sont les chevaux et les ânes (bien que le cheval sauvage dit de Przewalski des steppes est pratiquement éteint et le tarpan évoqué plus haut a disparu), des rennes (aussi désignés sous le nom de caribous), des camélidés tels que les lamas en Amérique du Sud, les chameaux en Mongolie, les dromadaires dans le Sahara, des bovins comme les yaks en Sibérie et les buffles asiatiques, du boeuf musqué ou encore des éléphants d’Asie utilisés comme montures pour la chasse, le transport ou pour les lourds travaux. Tous les autres ont a contrario été chassés jusqu’au dernier individu.

Quant aux prédateurs, ils sont, à la suite du Thylacine de Tasmanie Thylacinus cynocephalus accusé assez injustement de s’attaquer aux moutons, éliminés par les éleveurs, empoisonnés comme les chacals en Italie et les lions en Afrique. Le dernier lion de l’Atlas à l’état sauvage fut vraisemblablement abattu en 1942 à Taddert au Maroc. Trois des neuf sous-espèces de tigre, le tigre de la Caspienne, le tigre de Bali ainsi que le tigre de Java, sont considérées comme disparues depuis des décennies. Le loup japonais a disparu au début du XXème siècle à la suite d’une campagne d’extermination intense et un certain nombre d’ours pyrénéens, notamment Cannelle, dernière représentante de la population indigène, ont été abattus à l’insu des autorités.

La prise de conscience du risque d’extinction est ancienne, mais survient souvent trop tardivement. Des citoyens russes étaient parvenus, à la suite de la signature d’une pétition en 1755, à retenir fructueusement l’attention des autorités sur la menace imminente pesant sur les vaches marines géantes (la population réfugiée dans ce qui a été nommé Mer de Béring était limitée à 2000 individus) et la chasse de ces paisibles mammifères siréniens a été interdite, mais le nombre résiduel était si faible que l’espèce s’éteignit en 1768, soit 27 ans après leur découverte. De la même façon, alors qu’il y avait eu des primes décernées aux chasseurs qui tuaient le dernier grand marsupial carnivore, le Thylacine, en Tasmanie, il fut décidé bien tardivement de le protéger, mais les derniers moururent simultanément dans la nature et au Zoo de Hobart, tout comme le pigeon migrateur qui était si abondant que le vol de millions d’individus obscurcissait le ciel, et qu’on chassa tant aux États-Unis que l’espèce s’éteignit après la mort de Myrtha, le dernier spécimen détenu en captivité. Il est aussi arrivé que ceux-là mêmes qui s’intéressent à la nature éradiquent une population entière. Le dernier couple de grand Pingouin qui fut autrefois largement présent dans l’hémisphère Nord a été tué en 1844 à l’initiative d’un collectionneur tandis qu’un des chasseurs empressés piétinait l’oeuf couvé, mettant ainsi fin conjointement à la famille et à l’espèce.

En 1968, les entomologistes eux-mêmes parvinrent par leurs collectes sans mesure à l’éradication à Rovinj en Croatie de toute une population d’embioptères, membres d’un petit ordre d’insectes ayant perdu secondairement leurs ailes et vivant dans des galeries de soie. En Afrique, deux espèces de cycades, plantes contemporaines des dinosaures, sont pratiquement considérées comme éteintes à cause des prélèvements systématiques par des botanistes. Une raison encore plus absurde menace un petit coléoptère prédateur aveugle vivant dans des grottes slovènes : admirateur du chancelier allemand de l’époque, un entomologiste amateur a conféré en 1937 à sa découverte le nom d’espèce d’Anophthalmus hitleri ; depuis, des nostalgiques du dictateur le prélèvent en lui faisant courir le risque d’extinction, flattés qu’il mette malgré lui à l’honneur le nom de leur idole, et on rapporte même qu’à l’inverse, d’autres fanatiques le détruiraient pour effacer toute trace de cet hommage. Le braconnage et le trafic d’espèces protégées constituent aussi une part importante de la menace et les criminels ont été jusqu’à abattre pendant la nuit, en 2017, un Rhinocéros blanc dans son enclos de la réserve de Thoiry à Paris pour lui prendre ses cornes. En 2023 trois jeunes chimpanzés qui avaient été recueillis dans un sanctuaire ont été enlevés pour exiger une très forte rançon et on ne sait ce qu’ils sont devenus, tandis que les auteurs de ces différents faits n’ont jamais été identifiés.

Ces extinctions altèrent l’écosystème. Ainsi la disparition des moas en Nouvelle-Zélande a mis fin à la dissémination de graines qu’ils assuraient au travers de leurs déjections, limitant le renouvellement des espaces boisés, et il en va de même avec nombre de mammifères végétariens dont la population diminue. L’action humaine a aussi des incidences indirectes sur la faune comme cela a été évoqué plus haut pour les barrages. Le détournement de l’eau pour l’irrigation des cultures a des effets catastrophiques en Afrique pour les animaux de certaines régions dès lors soumises à une sécheresse cruelle, entraînant pas exemple d’impitoyables combats entre Hippopotames pour occuper les mares boueuses qui subsistent des cours d’eau et les agriculteurs ont transformé en véritable désert les zones naturelles du Sud de l’Australie, lesquelles devaient déjà supporter régulièrement des épisodes récurrents d’aridité auxquels s’ajoutent les effets du changement climatique, de sorte qu’on a fini par y introduire des dromadaires dont les larges narines parviennent à capter l’humidité de l’air. Par ailleurs, la démographie croissante, notamment dans les pays subsahariens comme le Nigeria, fait planer un autre risque très préoccupant sur les forêts primaires dans lesquelles subsistent encore des espèces devenues rares comme les Hippopotames nains et les grands singes.

La surpêche, qui a d’abord vidé les eaux douces de poissons en nécessitant de se tourner ensuite vers les espèces marines, a tant diminué les populations océaniques, notamment avec les filets dérivants si destructeurs y compris dans des zones théoriquement classées réserves naturelles, que leurs proies comme les méduses prolifèrent, et qu’on approvisionne à présent les étals avec des espèces des profondeurs dont les consommateurs estiment souvent l’apparence assez rebutante comme la baudroie vendue sous le nom de lotte. Les abysses ne sont plus prémunis de l’avidité humaine. L’océanographe Jacques Piccard qui avait exploré la fosse des Mariannes avait obtenu qu’on n’y jette pas des déchets nucléaires afin de préserver l’extraordinaire faune qui y vit, mais actuellement, l’aspiration croissante à moissonner les fonds pour exploiter les nodules métalliques fait courir une nouvelle menace dramatique sur ces fragiles communautés étant parvenues à s’adapter remarquablement aux conditions les plus extrêmes, même si les associations ont pu obtenir en 2022 l’adoption d’un moratoire sur l’exploitation des ressources minières sous-marines. Le gastéropode écailleux (Chrysomon squamiferum), seul représentant de sa classe ayant développé des écailles pour se protéger de conditions environnementales difficiles, a été classé en 2019 sur la liste rouge des espèces menacées, d’autant qu’aucune mesure de protection n’a été imposée par l’autorité en charge de la haute mer qui a délivré sur plusieurs sites l’autorisation d’exploitation minière.

Bien peu d’espèces échappent aux menaces causées par l’espèce humaine, jusqu’aux formes de vie les plus modestes ; un chercheur a publié en 1987 la liste des mousses et espèces apparentées en voie d’extinction au Luxembourg. Comme les Batraciens qui respirent en partie par la peau, les mousses présentent une physiologie héritée de leurs ancêtres aquatiques et sont de ce fait plus exposées à la pollution que les formes plus conformées pour la vie terrestre et dotées d’un revêtement moins perméable, ce qui fait de ces espèces des indicateurs de la dégradation des milieux.

Des actions déterminées ont eu malgré tout quelques effets. Aux Indes, des Britanniques organisateurs de safaris prenant conscience de la raréfaction de la grande faune initièrent dans les années 1930 la création de réserves et l’Afrique du Sud où la chasse intensive avait causé l’extinction de l’Hippotrague bleu et du Quagga est devenue dans la seconde partie du XXème siècle exemplaire en matière de politique de conservation des espèces sauvages, servant internationalement de modèle aux protecteurs de la nature. Le Bison d’Amérique comme le Bison d’Europe ont pu être sauvés in extremis, tout comme le Tamarin doré d’Amazonie, un petit primate, grâce à l’investissement d’un naturaliste amateur qui a effectué un recensement et obtenu la protection de l’aire concernée. Le Gavial, crocodilien piscivore à long museau, est quant à lui très menacé par la pollution du Gange, mais une prise de conscience amène, avec le concours des populations locales, à protéger les derniers isolats, en prenant notamment soin de leurs oeufs. Une espèce insulaire de phasme géant, victime des animaux domestiques importés par l’homme, Dryococelus australis, a pu être retrouvée in extremis sur des rochers hors d’atteinte des prédateurs sur l'Île Lord Howe et ainsi repeupler son biotope après une reproduction organisée en captivité. Chacun a aussi en mémoire la figure iconique de Dian Fossey qui a été assassinée pour s’être investie dans la défense des Gorilles de montagnes, volontarisme sans concession qui a été couronné de succès. Elle n’est malheureusement pas seule à avoir perdu la vie dans de semblables circonstances en contrepartie d’un engagement total au service la protection de la nature, notamment la défense des forêts tropicales primaires en Amazonie, Afrique et Asie du Sud-Est.

 ♦ Équivalent étranger : Sixth extinction.

Slikke

♦ Mot d'origine néerlandaise désignant les biotopes littoraux situés dans la zone intertidale, au niveau de l'étage médiolittoral et constitués par des vasières nues découvertes à marée basse.

> Les critères de reconnaissance sont :

  1. Hydrographiques >> La slikke s'étend à l'intérieur de la zone intertidale, sans en atteindre la limite supérieure.
  2. Sédimentologiques >> Les sédiments constitutifs sont fins, vase, tangue, sable vaseux, sans évolution pédologique.

Cet espace intertidal inférieur se présente comme une vasière dépourvue de végétation, constituée de sédiments fins (vase, tangue, sable vaseux) fortement imprégnés d'eau. Sa pente est très faible. Cette zone est inondée à chaque marée haute, même lors des mortes-eaux, et connaît un colmatage progressif. Les taux de sédimentation sont variables dans le temps et dans l'espace, allant de quelques millimètres à quelques centimètres par an. La slikke est parcourue par un réseau de chenaux de tailles diverses, mobiles et peu encaissés, souvent anastomosés ou dendritiques plus ou moins denses, parfois accompagnés de petites levées latérales. Certains sont empruntés de préférence par le flot, d'autres par le jusant.

> Entre la slikke, inondée à chaque marée haute, même de mortes-eaux, et le schorre, atteint par les pleines mers de vives-eaux moyennes à exceptionnelles, la limite est plus ou moins nette et peut être soulignée par une microfalaise de hauteur décimétrique à métrique. Lorsque cette rupture de pente n'existe pas, la limite slikke/schorre correspond à une progradation du schorre sur la haute slikke ou à l'absence d'un facteur d'érosion comme la divagation d'un chenal majeur d'estran. Cette haute slikke, de pente toujours faible mais variable, s'étend jusqu'au niveau des pleines mers les plus fréquentes (hautes mers moyennes, MHW [Mean High Water]). Les sédiments s'accumulent ainsi préférentiellement sur la bordure externe du schorre, la plus fréquemment couverte par les hautes mers moyennes. Celle-ci va s'exhausser à un rythme plus élevé que celui affectant les zones plus internes du schorre et forme une sorte de bourrelet en front d'herbu. Le même phénomène est également à l'origine de la formation des levées de rive, de part et d'autre des chenaux d'estran.

> Vers le moyen estran, la zone jouxtant immédiatement le front de schorre, et qui n'est pas systématiquement inondée deux fois par jour, est appelée haute-slikke. Si les conditions le permettent, une végétation non continue, saisonnière ou non, encore appelée végétation pionnière ou colonisatrice va tenter d'occuper cet espace libre au départ de toute concurrence biologique, donc de compétition interspécifique pour l'espace.

♦ Équivalent étranger : Slikke, mudflat.

SME

♦ Acronyme pour : "Système de Management Environnemental".

♦ Le Système de Management Environnemental constitue un outil de gestion d’une entité (entreprise, collectivité, association, etc.) qui lui permet de s’organiser de manière à estimer, réduire et maîtriser ses impacts sur l’environnement. Le SME définit sa politique environnementale, et mesure les résultats escomptés :

  • l'amélioration de la performance environnementale ;
  • le respect des obligations de conformité ;
  • la réalisation des objectifs environnementaux.

> Il repose sur le concept de Planifier-Réaliser-Vérifier-Agir (Plan-Do-Check-Act, PDCA) réalisé en cycles itératifs pour assurer une amélioration continue. Cette méthode peut être appliquée au SME dans sa globalité et individuellement, à chacun de ses éléments. Brièvement, on peut la décrire comme suit :

  • Planifier : établir les objectifs environnementaux et les processus nécessaires à l’obtention de résultats en accord avec la politique environnementale de l’organisme ;
  • Réaliser : mettre en œuvre les processus planifiés ;
  • Vérifier : surveiller et mesurer les processus par rapport à la politique environnementale, y compris les engagements, les objectifs environnementaux et les critères opérationnels, et rendre compte des résultats ;
  • Agir : mener des actions en vue d’une amélioration continue.

> Les exigences relatives à un SME sont spécifiées dans la norme internationale ISO 14001:2015. Cette norme permet d'aider un organisme à obtenir les résultats escomptés de son système de management environnemental, lesquels constituent une valeur ajoutée pour l'environnement, pour l'organisme lui-même et pour les parties intéressées.

La norme ISO 14001:2015 est applicable aux organismes de toutes tailles, de tous types et de toutes natures, et s'applique aux aspects environnementaux de ses activités, produits et services que l'organisme détermine et qu'il a les moyens soit de maîtriser, soit d'influencer en prenant en considération une perspective de cycle de vie. La présente Norme internationale n'établit pas de critères spécifiques de performance environnementale.

La norme ISO 14001:2015 peut être utilisée en totalité ou en partie pour améliorer de façon systématique le management environnemental. Les déclarations de conformité à la présente Norme internationale ne sont cependant pas acceptables à moins que toutes ses exigences soient intégrées dans le système de management environnemental d'un organisme et soient satisfaites, sans exclusion.

♦ Équivalent étranger : Environmental Management System.

Smog

♦ Pollution de l'air mélangée avec le brouillard.
♦ Équivalent étranger : Smog.

Sociobiologie

♦ Étude du comportement animal.
♦ Équivalent étranger : Sociobiology.

Sol

♦ Partie la plus superficielle de l'écorce terrestre qui résulte de la décomposition ou de la fragmentation de la roche mère sous-jacente (lithosphère) sous l'influence des agents physico-chimiques et biologiques. Milieu naturel nécessaire pour la croissance des végétaux. Il est composé de couches (horizons) de matériaux altérés minéraux, de matières organiques, d’air et d’eau. Le sol est le produit final de l’effet combiné du climat, de la topographie, des organismes (flore, faune et êtres humains) sur les matériaux de base (roches et minéraux d’origine) au fil du temps.

> Les sols se distinguent par leur texture, leur structure, leur consistance, leur couleur, et leurs caractéristiques chimiques, biologiques et physiques. Le sol est un système dynamique et hétérogène, dans lequel les pores sont plus ou moins remplis d’eau et d’air et permettent le développement d’une grande diversité d’organismes. Les proportions variables des composants de la fraction minérale (sable, limon et argile) donnent aux sols leurs différentes textures, permettant une classification texturale allant de grossière à très fine. La structure du sol représente la combinaison et l’arrangement des particules élémentaires du sol, c’est-à-dire les fractions minérales et organiques, en unités secondaires (agrégats) de diverses formes et tailles. Les sols de textures et structures différentes interagissent différemment avec l’eau (drainage, remontée capillaire, gonflement retrait, soulèvement par le gel), fixent différemment les nutriments (types, quantité, disponibilité pour les plantes) et apportent des habitats différents pour les racines et les organismes du sol. D’un point de vue biologique, la structure de l’espace poral est l’aspect le plus important dans la structure du sol, car c’est là que la vie trouve son habitat. Il peut représenter presque 50 % du volume du sol qui peut être considéré comme un habitat semi-aquatique pour la majorité des organismes qui y vivent.

> Adjectifs qualifiant le niveau trophique des sols

  • Oligotrophe : pauvre en éléments minéraux, parfois exposé aux carences
  • Mésotrophe : moyennement pourvu en éléments minéraux
  • Eutrophe : à haute teneur en éléments minéraux ; de haute fertilité
  • Calcaire : développé sur calcaire
  • Carbonaté : contenant du calcaire « actif » à pH basique pouvant perturber l’alimentation minérale des végétaux

> Adjectifs qualifiant le niveau hydrique de sols • Xérique : très sec, exposant les végétations au stress hydrique. 

  • Mésique : bien drainé en toute saison.
  • Frais : bien drainé, mais aussi à forte réserve utile ; parfois à léger pseudogley en profondeur.
  • Humide : présentant un excès d’eau temporaire se traduisant par des phénomènes de pseudogley relativement accusés.
  • Marécageux : sol noyé pendant une bonne partie de la période de végétation, se traduisant par un gley prononcé proche de la surface, et un humus de type anmoor ou tourbe.
  • Saturé : Sol gorgé d'eau, ne pouvant plus absorber d'eau et sur lequel les précipitations ruissellent.

> Adjectifs qualifiant les exigences trophiques des plantes

  • Acidophile : se développant préférentiellement sur sol oligotrophe
  • Neutrophile : se développant préférentiellement sur sol eutrophe à calcique
  • Nitrophile : se développant préférentiellement sur les sols riches en nitrates 
  • Calcicole : se développant préférentiellement sur les sols riches en calcium
  • Hélio-nitrophiles : plantes des coupes forestières, recherchant à la fois l’ensoleillement et l’abondance de nitrates

> Adjectifs qualifiant les exigences hydriques des plantes

  • Xérophile : se développant de préférence sur sols xériques
  • Mésophile : se développant de préférence sur sols mésiques
  • Hydrocline : se développant de préférence sur sols frais
  • Mésohydrophile : se développant de préférence sur sols humides 
  • Hydrophile : se développant de préférence sur sols marécageux
  • Hygrosciaphile : se développant de préférence dans des situations fraîches et ombragées
  • Rhéophile : se développant de préférence au niveau des sources rhéocrènes, et exigeantes à la fois en eau et en oxygène.

♦ Équivalent étranger : Soil.

Sol calcaire

♦ Sols riches en carbonate de calcium issu de roches calcaires. Les sols calcaires présentent des associations végétales différentes et plus riches que les sols acides.
♦ Équivalent étranger : Calcareous soil.

Solastalgie

♦ Néologisme inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht, avec un premier article publié sur ce concept en 2005. Il décrit une forme de détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux, comme l'exploitation minière ou le changement climatique. Ce concept tire son origine des mots solace (« réconfort » en anglais), désolation et que procure le fait de se sentir chez soi ; pour rendre compte, aussi, de leur sentiment d’impuissance face à la dégradation de leur environnement.
En 2019, le philosophe français Baptiste Morizot étend ce concept à la condition des humains face aux métamorphoses dues au changement climatique. La solastalgie, c’est un « mal du pays sans exil », écrit-il. La nature est en mutation ; on ne reconnaît plus le paysage où l’on a grandi, on est dépossédé de son environnement.
♦ Équivalent étranger : Solastalgia.

Solution

♦ 1. Ensemble de moyens permettant de surmonter les obstacles sur le parcours menant de la réalité à l'objectif poursuivi.
   2. Ensemble de mesures permettant de transformer une situation initiale en une situation finale désirée.
♦ Équivalent étranger : Solution.

Solutions fondées sur la nature

♦ Visent à aider les sociétés à remédier à une variété d’enjeux environnementaux, sociaux et économiques de différentes façons. Certaines de ces actions sont inspirées par, soutenues par ou copiées de la nature. Certaines impliquent d’utiliser et d’améliorer des solutions naturelles existantes, tandis que d’autres visent à explorer des solutions novatrices, par exemple en imitant la façon dont des organismes et des communautés non humains réagissent à des conditions environnementales particulières.

> Les solutions fondées sur la nature utilisent les éléments et les processus complexes des systèmes, tels que la capacité à stocker du carbone ou à réguler les mouvements de l’eau, afin d’atteindre le résultat souhaité qui peut être de réduire le risque de catastrophe, l’amélioration des conditions de vie des populations humaines et la croissance verte. Conserver et améliorer le capital naturel est donc fondamental pour créer et mettre en oeuvre des solutions adaptées aux problèmes. Les solutions fondées sur la nature sont efficientes en matière d’énergie et d’utilisation des ressources, résilientes au changement, mais pour être bénéfiques, elles doivent être adaptées aux conditions locales.

> Les Solutions fondées sur la Nature sont définies par l’UICN comme « les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ». Les solutions se déclinent en trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires :

  • La préservation d’écosystèmes fonctionnels et en bon état écologique
  • L’amélioration de la gestion d’écosystèmes pour une utilisation durable par les activités humaines
  • La restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.

Une Solution fondée sur la Nature doit satisfaire à deux exigences principales : 

  • Contribuer de façon directe à un défi de société identifié, autre que celui de la conservation de la biodiversité
  • S’appuyer sur les écosystèmes et présenter des bénéfices pour la biodiversité.

Les Solutions fondées sur la Nature représentent une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures.

♦ Équivalent étranger : Nature-based solutions.

Sore

♦ Ce sont les « fructifications » des fougères et champignons. Ce sont des amas de sporanges ou de sporocystes, structures produisant des spores.
♦ Équivalent étranger : Sorus.

Souille

♦ Emplacement où un mammifère, en particulier un Sanglier ou un Phacochère, se vautre dans la boue.
♦ Équivalent étranger : Wallow.

Source

♦ 1. Habitats où le succès de reproduction excède la mortalité.
   2. « Tout processus ou activité qui libère dans l’atmosphère un gaz à effet de serre, un aérosol ou un précurseur de gaz à effet de serre » (art 1.9 dans la convention-cadre de 1992).
♦ Équivalent étranger : Source.

Sources d’énergie nouvelles et renouvelables

♦ Sources d'énergie incluant l'énergie solaire, l'énergie géothermale, l'énergie éolienne, l'énergie océanique, les énergies produites par les productions agricoles...
♦ Équivalent étranger : New and renewable energy sources.