« Utiliser le bon mot, la bonne notion, le bon concept, avec la définition la plus couramment acceptée, ou mieux avec la définition la mieux acceptée et comprise relève parfois de l’exploit, … »
Patrick Triplet.
> Par cette citation, je souhaite rendre un vibrant hommage au travail de Titan réalisé sur plus de dix ans par ce biologiste, docteur en écologie dont l’ouvrage "Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature" constitue la source de très nombreuses définitions présentes dans ce glossaire. Utiliser un langage dont les mots recouvrent des concepts clairement définis permet à chacun d’aborder et de comprendre des domaines qui ne sont pas forcément de sa compétence.
> Ce glossaire qui regroupe plus de 6 000 définitions accompagnées de leur traduction anglaise est là pour vous y aider. Il couvre les domaines complémentaires que sont la Géographie, l’Écologie et l’Économie, sans oublier de faire un petit détour par la Finance qui régit dans l’ombre une bonne part de notre existence.
> Par lui-même, de définition en définition, ce glossaire vous invite à explorer l’univers riche de la conservation des milieux naturels, d’en comprendre les mécanismes et les enjeux.
À toutes et tous, nous souhaitons : “Excellente lecture et bon voyage”.
| Terme | Définition | ||
|---|---|---|---|
| Collapsologie | ♦ Approche pluridisciplinaire qui s'intéresse à l'effondrement possible de la civilisation. Ce terme provient de l'anglais collapse, qui signifie s'effondrer, et du grec logos, discours. La collapsologie trouve aussi ses origines dans la publication du rapport Meadows en 1972, commandé par le Club de Rome. Ce rapport, dont le titre était The Limits of Growth (Les limites de la croissance), alertait déjà sur les risques d'une croissance démographique et économique exponentielle sur une planète dont les ressources sont comptées. > La collapsologie s'inscrit dans l'idée que, au cours de l'Anthropocène, l'Homme impacte de manière durable et négative la planète. Elle propage notamment l'idée de l'urgence écologique, liée à l'augmentation des températures sur la Terre, à la multiplication des catastrophes naturelles et à l'effondrement de la diversité biologique. Les collapsologues relient différentes crises entre elles : crises énergétiques, économiques, environnementales, géopolitiques, démocratiques... L'annonce de cet effondrement ne s'appuie pas forcément sur des données scientifiques, mais sur des intuitions. C'est pourquoi la collapsologie est parfois accusée de ne pas être une véritable science, mais plutôt un mouvement de pensée. Les collapsologues ne font pas qu'annoncer une catastrophe, ils proposent aussi des pistes pour l'éviter : évolution des systèmes agricoles (permaculture...),maîtrise de la démographie, systèmes d'entraide locaux, sobriété énergétique... ♦ Lien internet : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-collapsologie-18034/ ♦ Équivalent étranger : Collapsology. | ||
| Collecte de données | ♦ Processus se rapportant à la transmission des données produites par différents acteurs et moyens mis en oeuvre pour créer un dispositif de conservation. Le plus souvent la collecte des données est assurée par l’observateur lui-même, qui effectue la sélection, la mise en forme et la transmission des données. Il peut arriver qu'un intermédiaire assure la collecte d'un ou plusieurs observateurs. | ||
| Collecteur | ♦ Personne physique ou morale qui récupère des données ou des échantillons directement dans la nature. | ||
| Collenchyme | ♦ Tissu de soutien formé de cellules vivantes dont les parois sont cellulosiques. | ||
| Colmatage | ♦ Processus d’accumulation généralement d’origine sédimentaire (vase ou sable). Il peut également, dans quelques cas, être d’origine algale (périphyton/périlithon) dont l'origine pourrait être induite par l'ensoleillement et la présence de nutriments (quelques mg/l) dans la masse d'eau. Le processus de colmatage peut être naturel ou généré par une source de pression anthropique. Le colmatage provoque le recouvrement permanent d’un habitat et de ses biocénoses par des sédiments et/ou des matériaux. Il conduit à terme à une diminution du temps d’immersion de certaines zones, réduisant ainsi les possibilités d’existence des invertébrés benthiques, mais permettant l’installation d’espèces végétales qui favoriseront à leur tour l’exhaussement des fonds. Le colmatage des fonds est aussi important, réduisant l'oxygène dans le matelas alluvial, limitant donc l'habitabilité des habitats aquatiques avec un impact sur les macroinvertébrés et la survie des œufs de poissons... | ||
| Colonialisme vert | ♦ Désigne le même processus que l’apartheid vert mais l’expression peut s’appliquer au-delà de l’Afrique australe ou a été forgée cette dernière expression. Les acteurs en présence ne sont alors pas nécessairement un État post-colonial mais des organisations ou des institutions internationales susceptibles de s’ingérer dans la mise en œuvre des mesures environnementales adoptées par des États post-coloniaux. En ce sens, le colonialisme vert est un néocolonialisme. La politique de création de parcs nationaux qui a exclut les populations locales qui vivaient de la nature est le meilleur exemple des conséquences dramatiques du colonialisme vert. (https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/apartheid-vert-et-colonialisme-vert. | ||
| Colonie | ♦ Endroit où des animaux se reproduisent de façon grégaire. Une colonie diffère d'une agrégation qui est un ensemble dans lequel les membres n'ont pas d'interactions entre eux. Une colonie de reproduction est formée de nombreux individus qui peuvent nécessiter la présence de leurs congénères pour stimuler leurs activités reproductives. Les rapports de dominance et de hiérarchie sont une composante très largement retrouvée dans les colonies structurées, dites sociales. Au sein d'un groupe, les mécanismes de dominance entre individus régissent la vie en communauté et créent des hiérarchies. La coopération entre individus permet une meilleure efficacité pour la recherche de nourriture surtout pour la chasse. Synthèse des avantages et inconvénients de la vie en colonies
♦ Équivalent étranger : Colony. | ||
| Colonisation | ♦ Processus par lequel une espèce animale ou végétale occupe une zone nouvelle et/ou un nouvel habitat, comme, par exemple, l'arrivée d'une espèce invasive (exotique) ou d'une espèce existante qui étend son aire de répartition à cause de circonstances changeantes d'habitats ou d'écosystème. | ||
| Combustibles fossiles | ♦ Proviennent de la décomposition de matières organiques déposées il y a plusieurs millions d'années. Ils regroupent le gaz, le pétrole, le charbon. Non renouvelables, leur combustion est la cause principale de l'élévation du taux de CO2 dans l'atmosphère. | ||
| COMIFAC | ♦ Acronyme pour : "Commission des Forêts d'Afrique Centrale". | ||
| Comité d’orientation | ♦ Instance qui regroupe tous les partenaires techniques, socio-économiques, politiques et scientifiques dans une structure ou un site (par exemple, une aire protégée). Ses attributions peuvent être, par exemple, au niveau d'une aire protégée :
♦ Équivalent étranger : Policy committee. | ||
| Comité du patrimoine mondial | ♦ Comité composé de représentants des 21 États parties à la Convention, élus par l’Assemblée générale pour une durée maximale de six ans, qui se réunit annuellement. Le Comité est responsable de la mise en oeuvre de la Convention ; il décide de l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et de l’attribution de son aide financière. Il décide de l’inscription des biens sur la Liste du patrimoine mondial, examine les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits et invite les États parties à prendre des dispositions lorsque ces biens ne sont pas gérés convenablement. Il décide également de l’inscription sur la Liste du patrimoine en péril ou du retrait de cette liste ainsi que, le cas échéant, de la radiation d’un bien de la Liste du patrimoine mondial. Les sites du patrimoine mondial naturel sont informés des travaux du Comité, les décisions prises par celui-ci étant transmises aux États parties et aux sites euxmêmes par le Centre du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial peut être contacté auprès de son secrétariat, assuré par le Centre du patrimoine mondial. | ||
| Comité national Ramsar | ♦ Organe institué sur le territoire de nombreuses Parties contractantes pour aider l'Autorité administrative à appliquer la Convention de Ramsar dans le pays concerné. Il comprend généralement des experts scientifiques et techniques, des représentants d'ONG et de parties intéressées, ainsi que d'autres secteurs du gouvernement. Parfois appelé " Comité national pour les zones humides". | ||
| Comité pour les zones humides méditerranéennes | ♦ Comité où siègent des représentants de gouvernements et d'ONGs, établi par le Comité permanent Ramsar à sa 19e séance (1996) et qui, sous l'égide du Secrétariat Ramsar, fournit des avis à toutes les parties intéressées, et en particulier au Secrétariat Ramsar et au Coordonnateur de MedWet, quant aux mesures pratiques à prendre pour appliquer la Stratégie relative aux zones humides méditerranéennes. | ||
| Commensalisme | ♦ Association entre une espèce qui tire un bénéfice et une espèce hôte qui n'en tire ni avantage ni nuisance. Il existe une tolérance réciproque. La phorésie (transport d'un organisme par un autre) est une forme de commensalisme. |