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Terme Définition
Plan de conservation

♦ Les buts centraux d’un plan de conservation sont la représentativité et la persistance.

  • La représentativité requiert que tous les éléments pertinents de la biodiversité soient pris en compte dans le plan. La représentativité doit prendre en compte les aspects financiers et la couverture moyenne doit être atteinte avec un coût minimum. L’aspect financier est important car il est nécessaire d’envisager les coûts qui sont généralement liés à la désignation de terres pour la conservation. Ces ressources sont indispensables car la conservation vient en concurrence avec d’autres usages potentiels des terrains. Sans ces moyens et sans la prise en compte de ces contraintes, les réseaux d’aires protégées peuvent difficilement se mettre en place.
  • La persistance se réfère au besoin de planifier pour aller au-delà de la représentation des modèles de la biodiversité. Si la conservation de la biodiversité consiste à mettre en place des réseaux d’aires protégées pour des siècles ou des millénaires, alors une variété de processus écologiques et liés à l’évolution doit être définie. Ces processus incluent la dispersion, les extinctions locales et les recolonisations, les interactions entre les espèces, les dynamiques des différentes zones, l’ajustement au climat dans la distribution des différentes espèces et la diversification des lignées.

> Les principes écologiques relatifs à la persistance de la biodiversité sont : 

  • La théorie biogéographique >> Un réseau d’aires de conservation devrait se composer de grandes aires circulaires proches et reliées par des corridors.
  • La dynamique de métapopulations >> De nombreuses espèces sont distribuées au travers des paysages en métapopulations. La priorisation devrait inclure les sites qui établissent une connectivité entre les populations locales pour faciliter la migration et minimiser les risques d’extinction locale.
  • Les voies de succession >> Un réseau d’aires de conservation devrait représenter différents stades de la succession, correspondant aux besoins en habitats des espèces de substitution. De grandes zones de conservation sont plus à même d’atteindre cet objectif car elles risquent moins d’être entièrement régressées à des stades précoces avec un seul événement comme un incendie.
  • Les besoins autoécologiques spatiaux >> Un réseau d’aires de conservation devrait contenir au moins une population minimale viable pour chaque espèce mais les méthodes n’existent pas pour estimer ces valeurs pour un grand nombre d’espèces. De nombreuses espèces ont des besoins particuliers en matière de configuration des aires de conservation. Parmi elles, se trouvent les migrateurs altitudinaux qui ont besoin de différents types d’habitats dans chaque aire de conservation. 
  • Des structures de population source-puits >> Quand des espèces ont de telles structures dans lesquelles un petit pourcentage d’habitat fournit la plupart des recrues pour tous les autres sites, la source de l’espèce doit faire l’objet d’une haute priorité de conservation. 
  • Les effets des modifications de l’habitat >> Les aires de conservation dans des paysages fragmentés requièrent une gestion spéciale pour sauvegarder la persistance des substituts, tels que la restauration des habitats et l’ajout de nouveaux habitats entre et le long des périmètres des fragments. 
  • Des espèces considérées comme des unités évolutives >> Une plus haute priorité devrait être donnée aux sites avec des propriétés physiques supposées encourager la spéciation (telles que les interfaces entre différents types de sols) ou des sites contenant des espèces taxonomiquement distinctes ou des espèces avec une philogénie radiative.

> La conservation est donc un processus dynamique dans lequel ces outils sont supposés aider les décisionnaires à identifier les bonnes options dans la mise en oeuvre de politiques. Ces processus sont idéalement conduits de manière itérative pendant tout l’exercice de planification, de telle sorte que les résultats obtenus par ces outils permettent de définir et d’affiner les alternatives règlementaires.

♦ Équivalent étranger : Conservation plan.

Plan de conservation adaptatif

♦ Un plan pour une espèce, un habitat ou un écosystème qui synthétise les données de différents projets pour développer des recommandations aux gestionnaires au niveau d'un projet ou d'un programme.
♦ Équivalent étranger : Adaptative conservation plan.

Plan de développement intégré

♦ Plan de développement stratégique défini par une loi et développé selon un processus participatif, pour orienter et informer toutes les parties concernées par la planification, le budget et la prise de décisions.
♦ Équivalent étranger : Integrated development plan.

Plan de développement local

Document constitué par l’ensemble des projets prioritaires arrêtés par la communauté concernée pour être réalisés en fonction des moyens disponibles et potentiels (financiers, humains et matériels). Il est élaboré sur la base des besoins exprimés et de manière participative par les communautés, visant à planifier dans l’espace et dans le temps les stratégies et actions de développement pour améliorer les conditions de vie des populations locales.
Le PDL est un outil de négociation auprès des partenaires et éventuels bailleurs de fonds pour la recherche de financements des actions de développement. Le PDL bien élaboré intègre la vision partagée de toutes les populations de l’Unité de Planification afin de gérer les conflits et prévenir les tensions sociales et permet de valoriser les ressources humaines locales en renforçant leurs capacités, de maximiser les ressources financières, d’améliorer les relations avec différents acteurs et de gérer au mieux le patrimoine.
Le PDL est un outil qui permet d’alléger la tâche des gestionnaires, facilite le suivi et l’évaluation par les acteurs locaux, de la gestion des affaires locales d’une part, du contrôle des réalisations programmées d’autre part. Grâce à la planification spatiale, permet de répartir équitablement et de visualiser les actions prioritaires en tenant compte des scénarii dont l’impact négatif sur l’environnement est minimal.
Équivalent étranger : Local development plan.

Plan de développement touristique

Déclinaison du plan de gestion, mais il peut fonctionner de manière séparée, ceci afin d'impliquer les acteurs les plus concernés dans le processus de résolution. Il doit être le fruit d'une réflexion associant tous les partenaires locaux, afin qu'il puisse intégrer tous les éléments nécessaires et soit, en fin d'exercice, approuvé, adopté et mis en place par l'ensemble des parties prenantes.

> Ce plan se justifie auprès des partenaires locaux avec les éléments suivants :

  • Les activités touristiques (de découverte de la nature) sont nécessaires à l'aire protégée car elles permettent de sensibiliser le public à la conservation et constituent une rentrée financière pour de nombreux partenaires
  • Le développement des activités touristiques ne peut se faire que si les milieux le supportent et s'il n'apparaît pas de conflit entre les visiteurs extérieurs et les populations locales
  • Le développement des activités touristiques doit être fondé sur un très haut niveau de qualité des milieux naturels, ce qui ne peut se faire sans la participation de tous
  • Certaines des demandes des visiteurs peuvent s'avérer incompatibles avec les objectifs de l'aire protégée (par exemple, création d'un centre d'hébergement au cœur de l'aire protégée) ; il doit y avoir discussion avec les populations locales sur la manière de procéder (ne pas créer ce qui est demandé ou l'installer en-dehors de l'aire protégée)
  • Il y a peut-être d'autres aires protégées à proximité, et une démarche commune (avec la même promotion, l'établissement d'un circuit à proposer aux visiteurs...) peut permettre un développement local respectueux de chacun.

Équivalent étranger : Tourism development plan.

Plan de développement/gestion des activités [éco]touristiques

Stratégie destinée à attirer un nombre optimal de touristes du profil désiré, et à gérer les effets du tourisme ainsi que le dispositif des redevances perçues sur la fréquentation des visiteurs.
Équivalent étranger : Ecotourism business plan.

Plan de restauration

Destiné à maintenir ou à accroitre les effectifs de populations menacées.
Un plan de restauration comporte un état des lieux et un bilan des connaissances concernant une espèce, ainsi que les objectifs à atteindre et les moyens d'y parvenir.

> Un plan de restauration contient au minimum les éléments suivants :

  • Un raisonnement clair sur le pourquoi de la restauration
  • Une description écologique du site défini pour la restauration
  • Un état des buts et objectifs du projet de restauration
  • Une définition et une description de la référence
  • Une explication de la façon dont le plan de restauration proposé va s'intégrer dans le paysage et dans son flux d'organismes et de matériaux.

Équivalent étranger : Restoration plan.

Plan national pour la biodiversité

Un plan qui établit des cibles ambitieuses de conservation et de protection, définit des objectifs clairs de biodiversité, désigne des aires pour la croissance, l'utilisation soutenable et la conservation de la biodiversité, et esquisse les stratégies pour atteindre les buts de conservation.
Ces plans sont également connus comme « Stratégies et plans d'action nationaux pour la biodiversité ». Ils sont demandés aux États signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB).
Équivalent étranger : National plan for biodiversity.

Plan vigie

Terme général pour nommer le système de surveillance et d'évaluation globale de l'environnement, mis en place par le Programme des Nations unies pour l'environnement pour améliorer le regroupement et le partage des informations sur l'environnement et fournir une alerte précoce sur les problèmes d'environnement demandant une action internationale.
Équivalent étranger : Earthwatch.

Plan-cadre des Nations unies pour l’aide au développement

Cadre de planification et de ressources pour les programmes et projets de pays des organismes du système des Nations unies.
Élaboré sur la base de l'analyse de l'évaluation commune de pays.
Équivalent étranger : United Nations Development Assistance Framework.

Plancton

♦ Ensemble des organismes végétaux (phytoplancton) ou animaux (zooplancton) flottants dans les eaux superficielles. Transportés par les courants auxquels ils sont incapables de résister, ils peuvent cependant faire des déplacements verticaux.
On distingue différentes classes de taille :

  • Picoplancton >> Moins de 2 μm (bactérioplancton)
  • Nanoplancton >> 2 à 20 μm ou 50 μm (protozoaires, phytoplancton)
  • Microplancton >> 20 - 50 à 200 μm (phyto et zooplancton)
  • Mésoplancton >> 0,2 à 5 mm (zooplancton)
  • Macroplancton >> Plus de 5 mm (zooplancton).

♦  Équivalent étranger : Plankton.

Planification (systématique) de la conservation

♦ L'approche (PSC) est la plus couramment utilisée pour concevoir et améliorer les réseaux d'aires protégées. Elle consiste à produire une liste des espèces, des habitats et des processus écologiques importants (regroupés sous l'appellation d’éléments de conservation), à cartographier leur distribution, et à établir des objectifs déterminant dans quelle mesure chaque élément de conservation doit être protégé. Ces données sont ensuite utilisées pour réaliser une analyse des lacunes, qui évalue à quel point le système d'aires protégées existantes répond à ces objectifs, ainsi que l'établissement de priorités géographiques pour la conservation, qui identifie les zones prioritaires en vue de combler les lacunes liées aux objectifs.
Les réseaux d'aires protégées doivent également être forts face aux impacts du changement climatique, du fait qu'il est probable que la répartition des éléments de conservation soit modifiée en réponse aux changements de température, de précipitations et de niveaux de la mer.

> La PSC peut être utilisée pour aborder ce problème en identifiant les zones prioritaires en termes de conservation, qui protègent à la fois la distribution actuelle et la distribution future attendue des espèces importantes. Son objectif est de créer des aires protégées qui permettent de maximiser la représentativité et la viabilité du plus grand nombre d’espèces. Le plus grand nombre d’espèces et d’écosystèmes doit donc être inclus dans la démarche primitive de conservation (représentativité) et la taille et la configuration des aires protégées doivent favoriser à long terme la survie des espèces et des écosystèmes (viabilité).
Cette approche tient compte des financements limités et des intérêts en compétition pour l’utilisation de la terre et de la mer, et met en valeur la poursuite efficace des objectifs de conservation, par la recherche de l’aire minimale ou des financements les plus appropriés pour obtenir le gain de biodiversité maximum. Le processus d’’intégration des aires protégées devrait être une partie intégrale de la planification de la conservation.

> La planification repose sur six étapes principales :

  1. Synthétiser et analyser les données nouvelles ou existantes sur la biodiversité dans la région concernée, principalement les données sur les éléments de la biodiversité (espèces, systèmes écologiques) qui doivent être utilisés comme substituts pour la biodiversité dans la région concernée.
  2. Identifier les buts de la conservation dans la région concernée, en établissant une représentation explicite des buts pour les éléments de la biodiversité qui seront analysés. 
  3. Analyser les aires de conservation existantes, en mesurant l’étendue avec laquelle les cibles de représentation ont été atteintes et cartographier les futures pressions et menaces liées à l’usage de la terre. 
  4. Sélectionner des aires de conservation supplémentaires, en identifiant leur rôle en tant qu’ajouts dans le système déjà établi d’aires protégées. 
  5. Mettre en oeuvre des actions de conservation en décidant quelle est la forme de gestion la plus faisable ou la plus appropriée à appliquer aux aires individuelles. 
  6. Garantir la valeur requise pour les actions de conservation, en établissant des buts de conservation pour conserver les éléments de la biodiversité pour lesquels l’aire est importante, et mettre en oeuvre des actions de gestion pour atteindre ces buts et suivre des indicateurs clés.

♦ Équivalent étranger : Systematic conservation planification.

Planification sectorielle pour la biodiversité

♦ Cartographie des aires prioritaires pour la biodiversité (aires clés de biodiversité et aires de soutien écologique) accompagnée d'informations contextuelles, de lignes directrices pour l'utilisation des terres et d'informations sous forme de système d'information géographique (SIG). La carte doit être produite selon les principes et les méthodes de la planification systématique de la biodiversité, en accord avec les lignes directrices approuvées au niveau national. Un plan sectoriel pour la biodiversité représente les apports d'un secteur à la biodiversité à la planification et à la prise de décisions dans un ensemble d'autres secteurs.
♦ Équivalent étranger : Biodiversity sector plan.

Planification spatiale

♦ Processus de définition et de création de sites et de bâtiments compatibles avec l'environnement. Il a un rôle fondamental en s'assurant que des espaces sont disponibles pour permettre de nouveaux développements ou des réorganisations et met en balance le besoin de développement avec la protection de l'environnement et les demandes locales.
En général, ce processus est mis en œuvre en figurant une vision du développement fondé sur les priorités et attentes nationales et locales. Un système de planification spatiale offre l'opportunité aux autorités d'incorporer de bonnes pratiques de restauration dans le développement rural et urbain, afin, par exemple, de prévenir les inondations, d'augmenter les zones de loisirs...
♦ Équivalent étranger : Spatial planning.

Planification systématique de la biodiversité

♦ Méthodologie scientifique pour déterminer les aires importantes pour la biodiversité :

  • Cartographie des éléments de la biodiversité (tels que les écosystèmes, les espèces, les composantes spatiales des processus écologiques)
  • Cartographie d'un ensemble d'informations en lien avec ces éléments de la biodiversité et avec leurs conditions (tels que les patterns d'utilisation des terres et des ressources, les aires protégées existantes) 
  • Établissement d'objectifs quantitatifs pour les éléments de la biodiversité 
  • Analyse des informations en utilisant des logiciels liés au système d'information géographique (SIG), et développement de cartes qui montrent les priorités spatiales en matière de biodiversité.

♦ Équivalent étranger : Systematic biodiversity planning.