♦ Texte repris intégralement de Michel (2016)
La notion de cycle sédimentaire peut s’entendre en rapport avec un domaine géographique donné, ou en rapport avec l’origine et la formation des roches sédimentaires.
Chaque domaine de sédimentation ou bassin sédimentaire subit au fil des temps une succession d’épisodes principalement soumis aux variations relatives du niveau marin et de l’altitude du domaine, ainsi qu’aux variations climatiques. La mer peut envahir une région puis s’en retirer.
Quand la mer avance sur un domaine, on parle de transgression qui se traduit par de nouveaux dépôts, le plus généralement composés de sables et de graviers, par la suite consolidés (diagenèse) en grès et en conglomérats. Parfois des domaines lagunaires plus ou moins importants se développent, favorisant les dépôts d’évaporites : sel, gypse. Puis la mer gagne du terrain et les rivages s’éloignent. La sédimentation devient plus fine et de nature différente : calcaire, marne, argile, etc., selon les contextes, avant que la mer, parfois après un très grand laps de temps, quitte le domaine : on parle alors de régression marine. La période comprenant une transgression et une régression est qualifiée de cycle sédimentaire.
> Ce terme peut aussi s’appliquer aux roches sédimentaires qui proviennent de l’érosion de roches préexistantes, puis du transport et du dépôt des matériaux : les sédiments. Ceux-ci se compactent et s’indurent, donnant de nouvelles roches sédimentaires que l’histoire géologique peut ramener à l’air libre et de nouveau soumettre à l’érosion et ainsi de suite.
♦ Équivalent étranger : Coastal sedimentary cycle.