Glossary

"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”

Patrick Triplet

> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.

This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.

Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.

We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".

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Glossaries

Term Definition
ICCN

♦ Acronyme pour : "Institut Congolais pour la Conservation de la Nature".
♦ Institut créé en 1975 dont - l'ordonnance loi 69-041 du 22 août 1969 en définit la politique de base ainsi que le statut des parcs nationaux et des réserves. - l'ordonnance n° 78-190 du 05 mai 1978 en établit les statuts
Site internet : http://www.iccnrdc.org/
♦ Équivalent étranger : Congolese Institute for the Conservation of Nature.

ICCROM

♦ Acronyme pour : "Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels".
♦ Installé à Rome (Italie), cette organisation intergouvernementale créée en 1956 par l’UNESCO couvre par son mandat les domaines de la recherche, de la documentation, de l’assistance technique, de la formation et de la sensibilisation, au service de la conservation du patrimoine culturel meuble et immeuble. L’ICCROM est le partenaire privilégié de la Convention du patrimoine mondial pour la formation ; il surveille l’état de conservation des biens, examine les demandes d’assistance internationale soumises par les États parties et contribue aux activités de renforcement des capacités
♦ Site web : www.iccrom.org.
♦ Équivalent étranger : International Centre for the Study of the Preservation and Restoration of Cultural Property

ICE

♦ Acronyme pour :"Indicateur de changement écologique".
♦ Paramètre mesuré sur un animal ou un végétal dont l'évolution dépend de celle du système population / environnement. Afin de caractériser le changement d'état du système population / environnement, trois ICE sont complémentaires avec un suivi de longue durée sur (1) les variations d'abondance de la population, (2) la performance des individus et (3) la pression de la population sur son milieu.
♦ Équivalent étranger : Indicator of ecological change, IEC.

Ichtyofaune

♦ Ensemble des poissons vivant dans un espace géographique ou un habitat déterminé
Lien internet: https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/concept/ichtyofaune
♦ Équivalent étranger : Ichtyofauna.

Ichtyologique

♦ Concerne l'ensemble des poissons vivant dans un espace géographique ou un habitat déterminé.
♦ Équivalent étranger : Ichtyological.

Ichtyoplancton

♦ Partie du zooplancton constituée des œufs et des larves des poissons. La plupart des animaux marins sont ainsi planctoniques durant leurs premiers stades de vie.
♦ Équivalent étranger : Ichtyoplankton.

ICN

♦ Acronyme pour : "Indicateur de capital naturel".

♦ Indicateur qui vise à évaluer l'érosion de la biodiversité à partir de l'impact des activités humaines sur les habitats naturels. Il s'intéresse à la quantité et la qualité des habitats.
L'évolution quantitative des habitats est liée à la conversion d'espaces « naturels » en espaces agricoles et à l'urbanisation. L'évolution qualitative est liée à la pollution, au réchauffement climatique, à l'introduction d'espèces invasives et à la fragmentation des habitats qui se traduit par la diminution de l'abondance d'espèces clés de vertébrés et de végétaux.

> L'évolution de la qualité et de la quantité est calculée à partir d'un ratio qui représente un changement par rapport à un état de référence initial :

ICN = évolution de la quantité des écosystèmes (%) x évolution de la qualité des écosystèmes (%)

♦ Équivalent étranger : Index of natural capital.

Synonyms - Indicateur de capital naturel
Iconique

♦ Définit une aire qui est considérée par un nombre significatif de personnes comme étant d’une valeur inhabituellement élevée d’un point de vue culturel, historique, spirituel ou scientifique.
La Convention du Patrimoine Mondial a intégré ce concept dans les attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE). De tels sites ont un rôle spécial dans la conscience nationale ou régionale comme faisant partie d’un patrimoine exceptionnel.
♦ Équivalent étranger : Iconic.

ICRI

♦ Acronyme anglo-saxon pour  : "International Coral Reef Initiative"

♦ Voir Initiative Internationale sur les Récifs Coralliens.

ICU

♦ Acronyme pour :  "Îlots de chaleur urbains ".
♦ Les ICU sont donc des microclimats artificiels spécifiques des milieux urbains à partir desquels les centres-villes sont en moyenne plus chauds que la campagne (ou la zone périphérique/périurbaine) et particulièrement la nuit. Combinée à l’augmentation de la population et à la densification urbaine, l’évolution contemporaine climatique rend plus prégnant ce phénomène des îlots de chaleur urbains.

L’intensité de cette élévation des températures de l’air et des surfaces peut atteindre plusieurs degrés notamment lors des nuits d’été, et aggraver les impacts négatifs d’une vague de chaleur (surmortalité, hausse des besoins en climatisation, etc.). Les conséquences de l’îlot de chaleur urbain sont quotidiennes sur la consommation énergétique des bâtiments et l’efficacité de la climatisation naturelle, la pollution atmosphérique, le confort en extérieur, la santé et le bien-être des habitants et de la biodiversité en ville, la praticabilité de l'espace public et l'attractivité des centres-villes, les consommations énergétiques (climatisation), la résilience des infrastructures et les réseaux urbains.

> Le phénomène d’ICU tient à plusieurs facteurs :

  • les conditions météorologiques, la topographie, la présence de la mer, de lacs, de rivières, la structure de la végétation ;
  • la densité et la hauteur des bâtiments ;
  • l’organisation de la voirie ;
  • les propriétés thermophysiques des matériaux du bâti, des voiries et de toutes autres infrastructures urbaines ;
  • la production de chaleur concentrée dans la ville par l’ensemble activités humaines (motorisations, systèmes de chauffage et de climatisation, eaux chaudes des égouts,…) ;
  • la morphologie urbaine (importance des voies de circulation, rugosité urbaine diminuant la convection) ;
  • le plan d’occupation des sols (sols minéralisés, technosols, absence ou rareté de végétation), et l’artificialisation des sols à l’échelle régionale (voire plus).

En effet, à toutes les échelles de l’urbanisme, les matériaux urbains stockent la chaleur en journée (15 à 30% de plus que les zones moins artificialisées). La chaleur accumulée durant la journée est restituée la nuit (2 à 3°C de plus qu’en périphérie à l’échelle d’une place par exemple). Cela empêche les températures nocturnes de redescendre.

Solutions pour diminuer l’intensité des îlots de chaleur (d’après Shaw et al., 2007 et Colombert, 2016)Solutions pour diminuer l’intensité des îlots de chaleur
(d’après Shaw et al., 2007 et Colombert, 2016)

La végétation, qu’elle soit linéaire ou regroupée, permet par exemple de réduire l’intensité de l’îlot de chaleur urbain par les phénomènes évaporatoires qui consomment une partie de l’énergie disponible. C’est ainsi que les parcs urbains apparaissent souvent comme des îlots de fraîcheur.

Les métropoles s’engagent dans des stratégies d’adaptation au changement climatique en vue d’atténuer le phénomène d’ICU. Les études de vulnérabilité aux îlots de chaleur urbains se multiplient (études réalisées par quartier dont l’urbanisme est différent). La relation entre bâtis, urbanisme et microclimat est connue depuis au moins la publication de L. Howard en 1818 mais le développement de modèles complexes pour ces grandes échelles afin d’examiner les effets combinés des îlots de chaleur, de la pollution atmosphérique, de de l'architecture et de l’aménagement urbain et de l’ingénierie n’a été possible qu’avec le déploiement d’outils récents à destination des acteurs de l’aménagement et de l’urbanisme (par ex. outil SCORE ICU).

> Les préconisations pour lutter contre les îlots de chaleur urbains sont les suivants :

  • Renforcer la présence de végétation et de plans d’eau dans les projets d’aménagement (potentiel d’évapotranspiration, modification de l’albédo, effet thermohygrométrique tampon de la rosée)
  • Optimiser l’organisation spatiale (plan d’urbanisme avec une conception technique adaptée, architecture bioclimatique, climatisation passive, gestion des eaux pluviales et micro zones humides
  • Utiliser le biomémétisme ( comme le fonctionnement des termitières / cf. bâtiments Zimbabwe ou plus antiques, les murs à vent),
  • Favoriser une conception repensant besoins, usages et pratiques de gestion.

ilot urbain 2Solutions pour diminuer l’intensité des îlots de chaleur
(d’après Shaw et al., 2007 et Colombert, 2016)

Définition rédigée par Virginie VERGNE.

♦ Équivalent étranger : Urban heat island, UHI.

IDD

♦ Acronyme pour : "Institut pour un Développement Durable".
♦ Équivalent étranger : Institute for Sustainable Development.

IDDRI

♦ Acronyme pour : "Institut du Développement Durable et des Relations Internationales".
♦ Équivalent étranger : Institute for Sustainable Development and International Relations.

IDS

♦ Acronyme pour : "Institut du Développement Social".
♦ Équivalent étranger : Institute for Social Development.

Ifrecor

♦ Acronyme pour : "Initiative française pour les récifs coraliens".
♦ Placée sous la double tutelle du ministère en charge de l’Écologie et du Développement durable et du Ministère en charge des Outre-mers a pour objectif de promouvoir une politique active, aux niveaux national, régional et local, favorable à la préservation des récifs coralliens menacés, dansle cadre du développement durable des collectivités de l’outre-mer concernées.
♦ Équivalent étranger : French initiative for coral reefs.

Ignorance écologique

♦ La plus longue période de l'histoire de l'humanité s'est caractérisée par l'ignorance des rapports réciproques existant entre le monde vivant et non vivant. Pendant longtemps, les botanistes et les zoologistes ne se sont guère souciés de la pérennité des habitats naturels du globe et du suivi des espèces végétales et animales. Durant cette période que l'on pourrait qualifier de préécologique, le progrès technologique a amené l'homme à altérer la biosphère.
En même temps, l'expérience, accumulée peu à peu par les humains, palliait à l'ignorance de l'écologie scientifique et de ses lois. Cet empirisme a permis de mettre au point des systèmes de production, capables de maintenir, parfois dans des conditions très difficiles, un équilibre entre les groupes communautaires exploitant les ressources naturelles, et le milieu biophysique. Mais souvent aussi, sous la pression des facteurs internes aussi bien qu'externes, l'abandon des règles déterminant l'utilisation traditionnelle des ressources, couplé à l'ignorance écologique, a conduit à la ruine de civilisations prospères.
♦ Équivalent étranger : Ecological ignorance.