"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”
Patrick Triplet
> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, “Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature” (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.
> This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.
> Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.
We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".
| Term | Definition |
|---|---|
| Exportation | ♦ Transfert d’éléments biotiques ou minéraux d’un endroit ou d’un milieu à un autre. |
| Exposition | ♦ Existence d’une pression dans ou sur un habitat. Les niveaux d’exposition à une pression peuvent varier de manière temporaire (selon la fréquence et la durée de la pression) et spatiale (selon la distribution de la pression). |
| Exposome | ♦ Désigne l’ensemble des facteurs extérieurs et environnementaux (donc non génétiques) auxquels est exposé un organisme tout au long de sa vie, en passant par le développement in utero, complétant l’effet du génome, l’un et l’autre influençant la santé des individus. Le mot exposome est ainsi dérivé d’un parallèle avec le mot génome. > La paternité de la notion d’exposome est attribuée à l’épidémiologiste moléculaire Christopher WILD, spécialiste du cancer. Il en parle pour la première fois en 2005 dans un éditorial de la revue Cancer Epidemiology Biomarkers and Prevention. Il y fait le constat des lacunes de la recherche en épistémologie et en toxicologie sur la relation entre le triptyque santé, êtres humains et environnement, et propose une nouvelle vision, à la fois holistique sur les synergies entre les expositions et très précise en ce qui concerne leur mesure et leur identification. l’épidémiologiste définissait alors l’exposome comme « la totalité des expositions auxquelles un individu est soumis de la conception à la mort. C’est une représentation complexe et dynamique des expositions auxquelles une personne est sujette tout au long de sa vie, intégrant l’environnement chimique, microbiologique, physique, récréatif, médicamenteux, le style de vie, l’alimentation, ainsi que les infections ». > En 2012, Christopher WILD affine son concept pour proposer un trio d’exposomes :
> L’approche « exposomique » se caractérise par la volonté de développer une analyse à la fois intégrative, longitudinale et plus précise des expositions, et cela principalement grâce à l’identification de biomarqueurs. .♦ Équivalent étranger : Exposome. |
| Exsudation | ♦ Émission et diffusion dans le sol de produits liquides par les racines des plantes. |
| Extension | ♦ Accroissement de l’aire occupée par une population ou une espèce en raison de l’établissement durable d’individus sur de nouvelles localités. |
| Externalités environmentales | ♦ Font référence à des situations dans lesquelles les effets de la production ou de la consommation de biens et de services imposent des coûts et avantages sur d’autres éléments et qui ne se reflètent pas dans les biens et services fournis. |
| Extinction | ♦ En biologie et en écologie, l'extinction est la fin d'un organisme ou d'un groupe d'organismes, d'une espèce. Le moment de l'extinction est généralement considéré comme étant daté de la mort du dernier individu d'une espèce, bien que la capacité à se reproduire et à reconquérir ait été perdue bien avant ce point. Déterminer ce moment est difficile et souvent cela n'est fait qu'a posteriori. > L'extinction peut se produire à différentes échelles spatiales et concerner la disparition complète d'une espèce sur une aire particulière. Les extinctions locales de petites population dans les habitats insulaires sont des événements communs pour une gamme diversifiée de taxa. Dans la plupart des cas, les extinctions locales peuvent être contrebalancées par la recolonisation de l'aire par une population continentale plus importante. L'extinction locale d'une espèce endémique est la même que l'extinction globale puisque la recolonisation est impossible. > Le taux d'extinction globale correspond à la proportion d'espèces qui disparaît pendant un intervalle de temps donné. Il est principalement lié, dans un contexte naturel, au nombre d'individus. Ainsi, plus le nombre d'individus au sein d'une espèce est faible, plus les risques de disparition de cette dernière sont importants du fait de faibles capacités d'adaptation pour faire face aux changements environnementaux. > L’expression « Extinction massive » est apparue en 1796 et sa paternité est attribuée au naturaliste français Georges Cuvier. Plus récemment, plusieurs scientifiques ont évoqué une « sixième crise d’extinction » : Paul et Anne Ehrlich dans un ouvrage intitulé Extinction daté de 1981 et Paul S. Martin dans ses publications sur « The overkill hypothesis » en 1984, mais aussi Robert Barbault qui, en 2006, écrivait : « L’horizon est sombre et une sixième crise d’extinction une perspective certaine ». Cette expression vaudra en 2015 à la journaliste Élisabeth Kolbert le prix Pulitzer pour son ouvrage La sixième extinction, comment l’homme détruit la vie. Cette notion désigne l’élimination d’une partie considérable des espèces du monde entier au cours d’un intervalle de temps géologiquement insignifiant selon Anthony Hallam et Paul Wignall. Ces crises qui se déroulent habituellement sur des centaines de milliers voire des millions d’années sont des événements qui génèrent des pertes de biodiversité.
Datation des différentes grandes extinctions Les cinq grandes crises d’extinction > La Terre a connu soixante crises d’extinction, dont cinq sont considérées comme massives. Ces crises sont celles qui sont intervenues depuis 600 millions d’années car les traces des précédentes crises sont difficiles à déceler.
Ces cinq extinctions massives sont toutes intervenues sur un laps de temps assez long, bien que négligeable à l’échelle des temps géologiques. Évaluation de l'extinction actuelle pour les diffférents groupes d'animaux > Les origines anthropiques de cette sixième crise d'extinction sont à chercher dans :
> L’effondrement du nombre d’individus résulte d’une multitude de causes qui se combinent entre elles et impactent la biodiversité. Si elles font consensus au sein du monde scientifique, tous les chercheurs ne les citent pourtant pas dans le même ordre : ils sont néanmoins d’accord sur le fait que le changement climatique ne doit pas occulter les autres causes. Celles-ci font d’ailleurs l’objet actuellement d’une évaluation par l’IPBES.
> À des échelles de temps courtes, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a choisi l’année 1500 comme date arbitraire à partir de laquelle on peut considérer les extinctions d’espèces comme « récentes ». À ce jour, l’UICN recense ainsi 108 espèces de mammifères, 141 espèces et 138 sous-espèces d’oiseaux éteintes depuis 1500, et ce, à travers tout le globe. Szabo et al. (2012) ont dressé un inventaire et une cartographie des lieux d’extinction des oiseaux depuis 1500. L’immense majorité des extinctions concerne les milieux insulaires, les littoraux et la bande intertropicale. Toutes les extinctions sont attribuables à l’Humain, hormis celle de la sous-espèce de Troglodyte des rochers Salpinctes obsoletus exsul, disparue à la suite d’une éruption volcanique sur l’île de Revillagigedo au Mexique (Brattstrom, 1990). Les causes principales d’extinction sont, par ordre décroissant : l’introduction d’espèces exotiques (58,2 % des espèces ; 50,7 % des sous-espèces), la chasse (52,4 % ; 18,8 %) et l’agriculture (14,9 % ; 31,9 %). Ceballos et al. (2015) estiment ainsi un taux d’extinction au cours des cent dernières années 100 fois plus important que le taux d’extinction moyen des espèces concernant les vertébrés. > Les impacts de l’extinction de la mégafaune du Pléistocène sur les écosystèmes sont assez difficiles à évaluer. La plupart des études s’appuient sur les impacts d’équivalents contemporains pour inférer le rôle fonctionnel des espèces éteintes. Dans une revue portant sur les impacts potentiels de l’extinction de la mégafaune tropicale, Corlett (2013) liste six impacts potentiels :
♦ Équivalent étranger : Extinction. |
| Extinction locale | ♦ L'extinction locale est la condition d'une espèce ou d'un taxon qui cesse d'exister dans une aire d'étude particulière mais continue d'exister ailleurs. Ce phénomène peut s'apparenter à l'extirpation lorsqu'il a été provoqué. |
| Extirpation | ♦ Élimination de tous les individus d'une population locale, mais avec des conspécifiques continuant à vivre dans des zones contiguës ou plus lointaines. |
| Extractivisme | ♦ Extraction d’une ressource (minérale, pétrolifère, agricole, animale, sylvicole, etc.) du milieu naturel, puis mise en vente sur les marchés, généralement internationaux. |
| Extrinsèque | ♦ Désigne un facteur écologique extérieur aux organismes. Les facteurs climatiques constituent par exemple des facteurs extrinsèques. |
| Exurbanisation | ♦ Processus d’extension lointaine des limites d’une agglomération périurbaine, au détriment de terres agricoles ou d’espaces naturels. |
| Exuvie | ♦ Peau rejetée par les arthropodes après chaque mue. |
| Facilitateur | ♦ Définit une espèce végétale dont la présence favorise l’installation et le développement d’autres végétaux. |
| Facilitation | ♦ 1 - Action exercée par une espèce pour son propre bénéfice mais qui peut également profiter à une autre. |