Ecology

"Using the right word, the right idea, the right concept, with the most commonly accepted definition, or even better, with the best accepted and understood definition, can sometimes be a feat...”

Patrick Triplet

> With this quote, we wish to pay tribute to the colosal work of this biologist, and doctor of ecology whose great oeuvre, Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature (The Encyclopaedic Dictionary of Biological Diversity and Nature Conservation) ─ compiled over the course of more than ten years ─ is the basis of many of the definitions found in this glossary. Indeed, it is by using a language with precise words and clearly defined concepts that everyone and anyone can approach and understand fields of study that may not necessarily be within their own expertise.

This glossary of over 6,000 definitions, written in French with corresponding English translations, is here to help you. It covers the complementary fields of Geography, Ecology, and Economics, without forgetting a small detour into the world of Finance, which of course regulates a large part of our existence.

Travelling from one definition to another, this glossary invites you to explore the rich world of conservation and to understand its mechanisms and challenges.

We wish you all : "Happy reading and a safe journey through our world".

Concepts de fiscalité verte pour la biodiversité

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Term Definition
Concepts de fiscalité verte pour la biodiversité

♦ L’innovation fiscale verte est un levier puissant mais sous-exploité. L’idée n’est pas d’alourdir la charge des populations, mais de transformer des usages destructeurs en opportunités pour la biodiversité et les écosystèmes. À cet effet, cinq concepts de taxes inédites, pensées pour être économiquement réalistes, socialement acceptables et réellement efficaces sont en réflexion :

  1. Taxe sur les surfaces imperméabilisées (« Taxe pluie-biodiversité »)
    • Principe : faire contribuer les grands bâtiments, parkings et surfaces bétonnées qui empêchent l’infiltration naturelle de l’eau et réduisent les habitats.
    • Usage des fonds : financer des programmes de verdissement urbain, de jardins communautaires et de corridors écologiques.
    • Acceptabilité sociale : exonérer les petits ménages ; bonus fiscal si l’opérateur installe des toitures végétalisées ou des bassins de rétention.
  2. Taxe sur l’artificialisation sonore et lumineuse (« Taxe pollution sensorielle »)
    • Principe : faire payer les établissements commerciaux, zones industrielles et panneaux publicitaires lumineux qui perturbent la faune nocturne et les pollinisateurs.
    • Usage des fonds : soutenir la création de « zones refuges nocturnes » pour les oiseaux et chauves-souris.
    • Acceptabilité sociale : calcul proportionnel à la puissance lumineuse/sonore installée ; exonération si l’équipement passe à l’éclairage écologique (LED basse intensité).
  3. Taxe sur l’extraction des ressources biologiques non renouvelables (Taxe biomasse rare »)
    • Principe : imposer les industries utilisant des plantes et animaux menacés (cosmétiques, pharmacopée, artisanat).
    • Usage des fonds : financer directement la régénération de la ressource (plantations communautaires, élevages durables).
    • Acceptabilité sociale : appliquée uniquement aux entreprises, et non aux usages traditionnels domestiques.
  4. Taxe sur les produits importés destructeurs de biodiversité (« Taxe empreinte écosystémique »)
    • Principe : surtaxer les produits importés liés à la déforestation, à la surpêche ou à l’érosion de la biodiversité (huile de palme non certifiée, bois illégal, poissons surexploités).
    • Usage des fonds : soutenir les filières locales certifiées durables et financer des projets communautaires de conservation.
    • Acceptabilité sociale : ciblée sur les importateurs, pas sur les consommateurs finaux, accompagnée d’une labellisation claire pour orienter le choix des ménages.
  5. Taxe sur l’empreinte génétique (« Taxe bio-prospection équitable »)
    • Principe : prélever une contribution obligatoire sur les entreprises exploitant des gènes, semences ou espèces locales pour la recherche et le développement (cosmétiques, pharmaceutiques, agriculture).
    • Usage des fonds : alimenter un fonds souverain pour la biodiversité nationale, distribué entre communautés locales et programmes scientifiques.
    • Acceptabilité sociale : favorise le principe de « partage juste et équitable des avantages » prévu par le Protocole de Nagoya.

NB : ces taxes ne sont pas des « impôts punitifs », mais des instruments correctifs et redistributifs. Leur force réside dans l’idée que celui qui détériore l’écosystème contribue à sa restauration, et que la société entière en bénéficie.

♦ Équivalent étranger : Green taxation concepts for biodiversity.